Publié dans Editorial

Bons réflexes

Publié le mercredi, 05 août 2020

A la guerre comme à la guerre ! On se défend par tous les moyens. On attaque sans état d’âme. Un seul objectif : la défaite de l’ennemi.
Depuis le 20 mars 2020, le pays va en guerre. Etant une île et se gardant l’idée de s’immiscer dans les affaires des autres (Etats), Madagasikara n’est pas censé faire la guerre sauf qu’en cas exprès d’invasion étrangère. Toujours fidèle au sacro-saint principe de Non-alignement et de la Non-immixtion dans les affaires d’autrui, la République de Madagasikara  joue la carte de la neutralité. Toutefois, la République Malagasy dispose d’une Armée et se réserve le droit de riposter contre toute attaque de quelque nature que ce soit.  Quoi qu’il en soit, l’Armée offre ses compétences pour prêter main-forte en cas de nécessité dans l’intérêt supérieur de la Nation.
La guerre que nous menons, en ce moment, est une guerre atypique sinon insolite mais virulente. Il s’agit réellement d’une bataille âpre et compliquée. On se trouve en face d’un ennemi réel mais invisible et à plusieurs égards redoutable, la Covid-19. Sur le pied de guerre, le pays ne recule pas. Fût-ce de guerre lasse, on ne renonce jamais.
En guerre classique, les armes utilisées se résument par l’artillerie lourde aérienne, terrestre et navale ou encore spatiale ainsi que l’armada de fusils de guerre et autres les plus sophistiquées. Des équipements de combat qui sont l’apanage des grandes puissances. Sans oublier les stratégies d’attaques et de défense mises en œuvre par l’Etat-major de chaque camp.
Mais pour ce qui est de la bataille inédite qui nous concerne maintenant, les armes privilégiées relèvent en premier lieu du domaine psychologique. La volonté morale et intellectuelle de chaque citoyen à se dresser debout face à cet ennemi de taille vaut de loin l’arme par excellence qui  fera un jour ou l’autre fléchir l’adversaire. La détermination indéboulonnable des agents de santé à tous les niveaux d’offrir le meilleur d’eux-mêmes à combattre la pandémie équivaut plus qu’aux puissances de frappe des canons de  n’importe quelle artillerie lourde. La disposition de chacun à se soumettre aux consignes données pour répondre efficacement à la propagation du virus constitue un gage suprême conduisant à la victoire finale. Et l’engagement irréprochable de tous les responsables de la base au sommet de l’Etat conforte l’assurance d’une garantie pour la sortie triomphale du pays de cette bataille acharnée.
Evidemment, la démultiplication du nombre des Centres d’accueil de dépistage et de traitement de la maladie à coronavirus ainsi que la dotation d’équipements matériels sophistiqués et appropriés et la mise à la disposition des techniciens de santé, en première ligne au front, revêtent d’une importance vitale afin d’anéantir dans les meilleurs délais cet ennemi malicieux et imprenable. Le fruit des actions notables du Gouvernement dans ce sens se fait déjà sentir. Le bilan des guéris s’améliore au fil des jours.
Mais, au final, tout dépend du comportement de la population vis-à-vis des mesures essentielles à respecter. Tout le monde doit se cultiver de bons réflexes pour apprivoiser en soi les consignes incontournables : rester confiné à la maison, le port de masque et le respect la barrière sanitaire en particulier la distanciation d’un mètre. Des conditions sine qua non pour espérer un jour vaincre la pandémie.  


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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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