Publié dans Editorial

Commission-clé

Publié le jeudi, 29 octobre 2020

La Haute Cour de Justice (HCJ) a transmis à l'Assemblée nationale, plus précisément à la Commission spéciale de mise en accusation devant la HCJ, des dossiers concernant d'anciens hauts dirigeants d'Etat pour validation. Les 17 membres de la Commission spéciale présidée par le député de Vohipeno Tsabotokay Honoré ont déjà commencé leurs travaux. Selon le président Tsabotokay, trois dossiers impliquant des membres de Gouvernement de la Transition de 2009 à 2013 et de 2014 à 2018 font l'objet d'études. Ils ont jusqu'au 17 novembre prochain pour présenter les résultats de leurs travaux à l'Assemblée qui va voter à main levée.

 

Tsabotokay, par respect à la règle de confidentialité et au nom du principe de la présomption d'innocence, s'évertua à ne pas révéler les identités de ces personnalités impliquées. En réalité, ce n'est qu'un secret de polichinelle !  Défrayés par la chronique, à l'époque des faits, les noms de ces membres de Gouvernement indélicats ne sont plus un secret au commun des mortels. Tous, frappés d'interdiction de sortie du territoire (IST), certains ont réussi à semer la Justice. Ils se coulent des jours heureux ailleurs ! Alors, les travaux de la Commission spéciale ne seraient ainsi que des coups d'épée dans l'eau.  

Finalement, à quoi bon de faire tout ce tralala si a priori on connait pertinemment que les concernés ne se trouvent plus sur place ? N'est-ce pas une mascarade de jugement ? L'ancien Garde des sceaux, Jacques Andrianasolo, s'était permis d'émettre des réserves sur la pertinence de la procédure de mise en accusation. L'ancien procureur auprès de la Cour Suprême n'hésitait pas de juger d'inefficace la longue procédure à suivre pour mettre en accusation un haut dirigeant d'Etat (chef d'institution, ministre ou autre). En fait, il s'agit d'une manière détournée d'accorder une immunité aux gros poissons politiques. Attendre un ou deux ans après le constat des faits pour déclencher les recours au Tribunal offre l'occasion aux délinquants de se fondre, ici ou ailleurs, dans la nature.  

N'empêche que la mission confiée à la Commission spéciale revêt un caractère crucial voire vital dans la mesure où cela permet aux concitoyens d'avoir une visibilité dans la lutte contre les mauvaises pratiques au sein de la haute sphère de l'Etat.

Quoi qu'on dise, cette commission-clé tient un rôle-pilote dans la lutte contre toute forme de délinquance dans la gestion des affaires nationales. On attend de pied ferme l'issue des travaux.  

Ndrianaivo

Fil infos

  • Corruption - 19 magistrats traduits en Conseil de discipline en 2020
  • Police nationale - Dotation de 550 nouveaux fusils
  • Campagne de vaccination anti-Covid-19 - Une dernière journée mouvementée
  • Fête nationale - Rappel à l'ordre nécessaire
  • Tanamasoandro - Les tracés débutent à Imerintsiatosika
  • Pont d’Ampasika - L’infrastructure menacée par l’extraction de sable
  • Examen du CEPE - Une évaluation finale avant la session officielle
  • Stade « Barea » - Le Président Andry Rajoelina réussit son pari !
  • Météo de la semaine - Température minimale à 3° Celsius pour les Hautes terres
  • Appui supplémentaire pour le Sud de Madagascar - Les Etats – Unis offrent 40 millions de dollars

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Consternation générale !
    L’Union européenne fait savoir par le biais de l’Ambassade de France qu’elle ne reconnait pas le vaccin Covishield. L’accès dans le territoire Schengen est formellement interdit à ceux ou celles qui présentent le passeport vaccinal portant le cachet Covishield. Seuls les vaccins Moderna, Pfizer, AstraZeneca et Johnson & Johnson sont accordés. Coup de bluff ou coup vache ? En tout cas, c’est la consternation générale ! Anxiété et inquiétude se mêlent dans les esprits. Madagasikara, l’un des pays ayant opté pour cet indésirable vaccin et qui vient d’achever la première phase, se trouve dans une situation d’embarras indescriptible. Evidemment, il faut s’attendre à une réaction sans détour de l’Etat malagasy. Il demande des explications à l’endroit de l’OMS et de l’UNICEF. Rappelons que Madagasikara s’inscrit dans l’initiative COVAX recommandée par les instances onusiennes ainsi que les partenaires européens. D’ailleurs, le choix a été fait en collaboration et sous la « …

A bout portant

AutoDiff