Publié dans Editorial

A vos marques !

Publié le vendredi, 14 juillet 2023


Le Gouvernement publie le calendrier de l’élection présidentielle. Le décret pris par l’exécutif entérine la proposition de la CENI. Le premier tour aura lieu le 9 novembre tandis que le second, au cas où, le 20 décembre 2023. Contre toute visée de certains détracteurs, le scrutin pour la course à Iavoloha aura bel et bien lieu cette année. Le pays aura certainement et effectivement un président élu en janvier 2024. On est bien dans un Etat de droit !
Après avoir fait attendre les impatients, les inquiets et les pressés, Ntsay Christian le Premier ministre, Chef de Gouvernement, en personne donne le signal de départ.
Le Code électoral malagasy, en vigueur, n’autorise pas mais n’interdit pas non plus les activités politiques de la pré-campagne. Il laisse à la bonne appréciation des futurs postulants et les états-majors politiques le soin d’agir selon leur convenance tout en respectant de façon stricte le prescrit de la loi en vigueur. Donc, au fait, la voie est libre mais dans un cadre légal précis.
Le Gouvernement donne le coup d’envoi de la course pour le trône de la magistrature suprême du pays. Il s’agit exactement du maitre des céans du troisième mandat présidentiel de la Quatrième République.
Rajaonarimampianina Rakotoarimanna  Hery Martial fut le premier président de la Quatrième République. Il entra en fonction le 24 janvier 2014 après avoir été solennellement investi à Mahamasina. Son mandat fut émaillé de scandales, des malversations financières et divers aspects de détournements dont l’axe central tourne autour de la Première Dame, son épouse. Des « prédateurs » inassouvis évoluent au sein de la sphère du pouvoir central. Le minable score (7,8 %) obtenu en 2018, une débâcle qu’aucun président africain candidat à sa propre succession n’aurait obtenue en pareille circonstance, le justifie amplement.
Rajoelina Andry Nirina prend le relais à partir du 19 janvier 2019. Deuxième Président de la Quatrième République, Rajoelina Andry assisté de son épouse Mialy Rajoelina, la Première Dame, dirige le pays jusqu’au terme de leur premier mandat avec les efforts nécessaires. Les détracteurs ne leur ont donné l’occasion de souffler. Des hauts et des bas ponctuent le régime Orange. Malheureusement, des affaires de détournements, de vols et de mauvaises gestions tant dans certains Etablissements à caractère public que dans l’Administration en générale ternissent, au final, l’image de marque de l’homme fort d’Iavoloha. Sans parler des fuites, sans suites, de certains hauts responsables. Toujours est-il que le mandat de l’actuel locataire, probablement candidat à sa propre succession, peut fièrement faire état de plusieurs réalisations, par le biais des infrastructures « manara-penitra » que d’autres avant lui n’ont pu effectuer. Beaucoup ont été concrétisés mais beaucoup aussi reste à faire ! Raison pour laquelle, selon toute probabilité, que Rajoelina Andry se présentera comme candidat pour le second mandat pour parachever. Evidemment, la question de double nationalité, un faux débat, ne se pose pas en tant qu’obstacle.
Ainsi donc, à vos marques ! La course est lancée ! Le calendrier étant affiché publiquement, il appartient à chaque état-major politique de se positionner. Comme disent les confrères, il n’y a pas de la place pour les aventuriers. Hormis les critères exigés pour que le dossier soit recevable, la caution révisée à la hausse n’offre aucune chance aux farfelus.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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