Publié dans Editorial

Echec !

Publié le jeudi, 17 août 2023

Le Nord s’appauvrit. Le grand triangle du Nord, Régions de Maroantsetra et autres y comprises, est malade, gravement malade. En cause, la vanille !

Quand la vanille éternue, le triangle du Nord et consorts toussent. Quand elle va mal, Antsiranana et environs ont de la fièvre, de la température. Et quand la vanille s’évanouit, le monde du Nord est dans le coma ! Et c’est le cas présentement.

De l’échec total. Il faut oser le dire et l’appeler tel qu’il est. Et pour cause : le manque de fermeté ! Les responsables de quelque niveau que ce soit ont échoué dans le traitement du « dossier vanille » et cela pour avoir « lâché » et accepté la libéralisation. Evidemment, les politiciens véreux y sont pour beaucoup. 

Le président directeur général du Groupe SODIAT, Maminiaina Ravatomanga, lors de sa récente intervention télévisée a crevé l’abcès. Quand un homme discret et peu bavard comme lui finit par crier à sa manière au scandale, tout simplement parce que le pire a été franchi. La ligne rouge dépassée ! En effet, la vanille s’achète auprès des producteurs à 2000 ariary ! Pas plus que le prix du kilo des haricots verts sur l’étal du marché de quartier. Jamais, le prix de ce produit de fierté nationale n’a baissé jusqu’à un tel niveau. La vanille malagasy s’agenouille et avec elle, les paysans producteurs rampent. 

Mamy Ravatomanga, en sa qualité d’opérateur économique, conscient du danger et surtout en tant que membre actif du Conseil national de la vanille (CNV), déplore et accuse ! Il ne va pas avec le dos de la cuillère pour dénoncer les bavures et les imprudences. Etre dans le giron du régime, soutenant fidèlement l’homme fort du pays, ne l’empêche pas de pointer du doigt les défaillances de certains  responsables étatiques pour, au final, faire dégringoler ce produit de marque qui symbolise la fierté et l’identité nationale au niveau trop bas. Nul n’est pas sans savoir la place d’honneur de la Grande île à l’échelle mondiale quand on évoque la qualité et quantité produite de la vanille dans le pays caracolant au rang de premier mondial. A ce titre, Antalaha est la capitale mondiale de la vanille (naturelle). Mais attention, les autres comme La Réunion, l’Indonésie, etc. ne se laisseront pas faire. Ils guettent de plus près le parcours de la vanille malagasy et n’hésitent pas à le détrôner dès les moindres  occasions, les moindres failles. Du moment que les dirigeants ont cédé à la pression d’accepter l’inacceptable, la libéralisation, ils signent la mort subite de la vanille. Il va falloir corriger le tir. Mais attention, l’exercice sera des plus difficiles et complexes. En tout cas, le recours à une éventuelle subvention sera le dernier à envisager. La vulnérable caisse de l’Etat n’en peut plus. Déjà, avec les inacceptables subventions accordées à la JIRAMA, le pays endure le pire. Donc, il va falloir creuser ailleurs pour dénicher d’autres issues.

Le PDG Ravatomanga ne voulait pas rater l’occasion de tirer des rafales  en direction des politiciens. Là où la politique politicienne fourre son nez, c’est toujours la pagaille. 

Le Nord vit en ces temps-ci les moments les plus durs de sa vie. La pauvreté est à vue d’œil.

 

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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