Publié dans Editorial

La résurrection !

Publié le lundi, 04 décembre 2023

Miracle ! La SIRAMA sort de terre et renaît de ses cendres. Plongée dans un déficit abyssal atteignant le niveau critique de 28 milliards d’ariary en 2018, la SIRAMA,  société nationale à majorité d’Etat, à vocation agricole et industrielle, tente le tout pour le tout de se relever sinon de remonter la pente. Effectivement, dotée d’une nouvelle direction générale en 2020 en la personne du Général Mamy Emile Ramananarivo et d’un nouveau plan de redressement surtout d’une nouvelle restructuration, la SIRAMA commence à cueillir des fruits et la société a pu relever la tête. Un phénomène de résurrection que personne n’osait espérer quelques années seulement auparavant. 

Comme en témoigne le rapport d’activités de l’équipe de la direction représentée par le directeur général devant la presse, la SIRAMA avance. De ce coup de pouce significatif, la valeur du patrimoine de la SIRAMA a bondi et passe de 658 millions en 2018 à 230 milliards d’ariary en 2022. Soit en quatre ans, l’estimation des terrains et infrastructures jusque-là négligés a fait un bond fulgurant. Le directeur général Mamy Emile Ramananarivo, officier général de son état, n’a pas caché sa fierté en annonçant que la SIRAMA arrive à honorer certains de ses engagements de base dont les charges salariales et les paiements des cotisations du personnel. Chose qui relève totalement du domaine de l’impossible voilà des années.

Le cas de la SIRAMA reflète, à sa juste valeur, les efforts entrepris par les dirigeants pour restaurer et déclencher la relance du pays. En dépit des ravages dus à la pandémie de Covid-19 en 2020, le pays n’a pas ménagé les efforts de redressement. Certes, la crise sanitaire sans précédent précipitait de nombreux pays dont Madagasikara vers les abimes de la déprime. La Grande île, durement frappée comme autant d’autres, voyait son économie s’agenouiller. Il a fallu que les tenants du régime se recréèrent des opportunités et des chances afin que le tissu économique retrouve peu à peu l’entrain. Le tourisme, le secteur ayant subi le maximum de dégâts, se remet progressivement. Les aéroports se raniment. Des touristes de tout genre débarquent, allant des visiteurs des parcs et des sites phares aux croisiéristes qui abondent et qui font la joie des professionnels des voyages, des tours ainsi que les structures d’accueil. Hôteliers, tours opérateurs et agences de voyage savourent déjà les bienfaits de la reprise.

D’autres activités à l’image des unités industrielles redémarrent  de même. Le secteur-clé qu’est l’industrie bénéficie du soutien consistant des responsables publics. On ne peut pas nier l’engagement de l’Etat à travers le ministère de l’Industrie à jeter les bases d’une industrie florissante gage du développement économique. Evidemment, l’agriculture point d’ancrage de l’autonomie alimentaire du pays n’est pas en reste. Par le biais du département de l’agriculture et de l’élevage, on redouble les efforts pour atteindre les grands objectifs du Velirano. Le secteur minier comme celui de la pêche n’en déméritent point. Tout le monde s’attèle à sortir Madagasikara de ce « trou » qu’il ne mérite.

A l’aube du second mandat, gageons que les nouveaux responsables ou ceux des reconduits mettront un point d’honneur à relancer l’économie nationale. Le bon exemple de la SIRAMA doit nécessairement servir de point de repère. 

Que l’économie se ressuscite et prenne de l’envol !

 

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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