Publié dans Editorial

A la guerre !

Publié le dimanche, 12 mai 2024

A la guerre comme à la guerre. La guerre est une guerre. Et non un semblant ou une simulation de combat, « sarin’ady ».

La campagne électorale bat son plein. Les 473 candidats pour les législatives du 29 mai sont en pleine bataille et cela afin d’être parmi les 160 heureux élus de l’Assemblée nationale, version 2024 – 2029. Le siège doré de Tsimbazaza et celui d’Anosikely attisent la convoitise et suscitent d’immenses intérêts.

En effet, avoir un siège non seulement « doré » du Palais de Tsimbazaza ou du Palais de Verre « auréolé » de respect et d’honneur mais aussi et surtout fort « juteux » et sous la protection d’un « parapluie  étanche » ne se prive point. A certains égards, être parlementaire revêt de vifs intérêts  mieux qu’être membre du Gouvernement. On ne se trompe pas en disant que la forte majorité de ces prétendants aux cent-soixante « trônes » du Palais sont attirés plus aux rémunérations et avantages exorbitants procurés qu’à une volonté de servir les intérêts de la population qu’on est censé représenter.

Des arnaques et charlatans arpentent les monts et dévalent les pentes pour … vendre des sables mouvants sinon des bobards. Ils n’ont aucun scrupule de se présenter devant. Des loups sous la peau des brebis. Evidemment, il existe bel et bien des candidats sérieux qui aspirent à offrir le mieux d’eux-mêmes pour le bien du peuple. Parmi eux, il y en a qui ont été déjà présents lors de la précédente législature et espèrent rempiler. En tout cas,  on les encourage. Le pays, en mal de sa forme, a besoin des élus crédibles et dignes de la confiance de tous. A rappeler que les élus de l’Assemblée nationale tiennent un rôle crucial dans la mise en œuvre et la réussite de la politique générale de l’Etat. Ils contrôlent les actes et actions du Gouvernement. Des « garde-fous » veillant à toute dérive de l’Exécutif. 

Des mises au point s’imposent. Une campagne électorale qui se respecte doit se soumettre à certaines règles, contraignantes, peut-être, mais il en faut indubitablement pour que le jeu reflète la noblesse du combat. La joute électorale n’est pas un combat de coq ni un match de rugby de bas étage où les coups bas et les plaquages par derrière font la loi. C’est une lutte serrée entre deux ou plusieurs combattants intègres et nobles d’esprit. On respecte la discipline, les consignes de jeu et faisant montre de « fair-play », de dignité. On évite les propos malveillants, des paroles calomnieuses et des citations mensongères dans le simple but de nuire à l’honorabilité des autres. L’opinion attend des candidats des séquences de combat d’idée mais non à des scènes vulgaires de combat de boxeurs amateurs. Les vaines promesses et les engagements mirobolants n’intéressent personne. Et pour couronner, le candidat méritant l’estime du peuple est celui qui respecte sans broncher le verdict des urnes. Un bon perdant et un digne gagnant ! En effet, il faut savoir accepter sa défaite et avoir la noblesse d’esprit de se conduire en tant que gagnant. Et tout cela, selon la valeur ancestrale héritée de nos aînés, « on n’acclame pas avec excès les vainqueurs, on n’humilie point les perdants ! ».

A la guerre … ! 

 

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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