Publié dans Editorial

Et après … !

Publié le jeudi, 11 juillet 2024

Le processus de mise en place de l’Assemblée nationale bouclé. Les nouveaux élus et les redoublants ou même les triplants installés officiellement et la démission tant attendue du Gouvernement actée, l’opinion nationale attend la suite. Et après justement, quoi !

La tradition républicaine, non écrite mais valable dans tout pays se soumettant à la volonté du grand nombre, veut que l’équipe gouvernementale, en place, remette sa démission au Chef de l’Etat après que la nouvelle législature au niveau de l’Assemblée nationale soit installée selon la règle de l’art respectant strictement le prescrit de la Loi fondamentale. Ainsi, Ntsay Louis Christian, Premier ministre et chef de Gouvernement, rend son tablier ainsi que les membres du Gouvernement qu’il dirige auprès du Président de la République Rajoelina Andry Nirina ce mercredi 10 juillet. 

Ayant pris quartier au Palais du Gouvernement à Mahazoarivo depuis juin 2018, date à laquelle il a été désigné par le Président Rajaonarimampianina Hery pour conduire un Gouvernement de consensus exigé par l’arrêt de la Haute Cour constitutionnelle (HCC) des suites du « mouvement des 77 députés », Ntsay Christian attend son sort sans  trop de souci. En effet, jusque-là, il a battu le record de longévité à Mahazoarivo. Le Chef de l’Etat Rajoelina Andry l’avait reconduit à son poste en 2019 après que le PM a présenté sa démission sitôt après l’investiture de Rajoelina en tant que Président de la République à Mahamasina en janvier 2019. Et à chaque cas ou éventualité au cours duquel le Chef de l’Etat avait senti le besoin de remanier, de retoucher ou de recadrer les membres du Gouvernement selon le contexte, il a reconduit à tous les coups son Premier ministre Ntsay Christian. Le Président Rajoelina ne sentait pas obligé de se débarrasser même une seule fois son fidèle proche collaborateur. On ne voit pourquoi et comment ira-t-il le « congédier » surtout en ce moment où les défis sont de taille et les enjeux de plus en plus compliqués. Toutefois, Rajoelina pourra bien s’il le juge nécessaire de ne pas reconduire son inamovible Premier ministre. Il a toutes les cartes en main.

Quoi qu’il en soit, des tâches ardues et complexes attendent le nouveau Gouvernement. Selon les analyses des experts, le Gouvernement précédent a pu réaliser un progrès, quoique modeste, en termes de relance de l’économie nationale. L’enjeu le plus important consiste donc à continuer à avancer dans le sens de la tendance montante. L’éventuel déclin serait fatal pour la nième fois pour les 30 millions de Malagasy. Le mémorandum de politiques économiques et financières 2024 – 2027 table sur un renforcement graduel du rythme de croissance à partir de 2024. C’est tout l’enjeu du remaniement ou l’éventuelle retouche du Gouvernement.

Le Premier ministre en sa qualité de « capitaine » d’équipe joue un rôle plus que crucial dans la réussite ou non du redressement tant voulu par tout le monde. Mais, il n’y a pas que le cas du Chef de Gouvernement. Les nominations ou reconductions des membres du Gouvernement importent beaucoup également. Un seul membre de l’équipage qui ne cadre pas aux exigences requises impacte durement sur la réussite de l’ensemble du Gouvernement. Tous les membres de la nouvelle équipe doivent obligatoirement répondre au niveau de compétence exigée.

On attend de pied ferme.

 

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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