Publié dans Editorial

Hommage aux descendantes d’Eve

Publié le vendredi, 07 mars 2025

Ce jour 8  mars, Madagasikara étant membre à part entière de l’Organisation des Nations Unies, célèbre la Journée Mondiale de la Femme. En cette date, les descendants d’Adam doivent courber l’échine et rendre hommage aux « Reines des Cieux », « Ny Andriambavy Lanitra ». C’est juste !

Le thème retenu pour cette édition 2025 s’intitule « Pour toutes les femmes et les filles droit, égalité et autonomisation ». En effet, la célébration du 8  mars s’inscrit dans l’optique de remettre sur le tapis les droits de la Femme. D’ailleurs, l’origine historique de l’évènement avait eu un lieu direct avec les mouvements sinon les grèves des ouvrières réclamant leurs droits au même titre que les hommes. En Afrique, le 8 mars 1971, le Front de Libération des Femmes lance officiellement  un appel pour l’avortement libre et gratuit. Officialisée par les l’Organisation des Nations Unies en 1977, la Journée internationale des Femmes est apparue, qu’il fallait tout de même le rappeler, dans le contexte des mouvements sociaux dans le tournant du XXème siècle en Amérique du Nord et en Europe. C’est très important de le souligner que c’est surtout dans les pays riches à travers des mouvements de grève et revendications par les salariées ou ouvrières qui ont pu ébranler les « grandes murailles » établies par les hommes (dirigeants politiques ou économiques). En Afrique ou dans les continents peu développés, il existait déjà des mouvements de revendication mais il a fallu que les femmes ouvrières et salariées des pays riches descendent dans la rue pour pouvoir ébranler le système. 

Dans la Grande île, la célébration de la date 8 mars « Journée internationale des droits des Femmes » avait une coloration fortement politique. Dans le « Boky Mena », la bible de la révolution socialiste à Madagasikara, la femme et les jeunes sont la base de la révolution. Le régime de l’Amiral Didier Ratsiraka fêtait donc le 8 mars dans le cadre strict de la propagande pour le rayonnement du socialisme. C’est une fête folklorique purement politique où les femmes dansèrent dans la rue. Et rien !

Comme il est d’usage, la Première dame présidait la célébration du 8 mars. Depuis l’avènement au pouvoir du couple Rajoelina Andry et Mialy, elle revêt un caractère particulier. Mialy Rajoelina Razakandisa entend donner une touche particulière à chaque évènement. Cette année 2025, la Journée internationale des droits de la Femme, la Première dame encourage les jeunes filles à entreprendre dans des activités ayant des impacts sociaux positifs. A Mahajanga, elle a annoncé que dans le cadre du projet visant à l’autonomisation des jeunes filles « zatovovav miavotra sy mivoatra » et en sa qualité de présidente de l’Association Fitia, l’épouse du Président de la République, Mialy Rajoelina, a offert à chacun  des cinq projets choisis la somme de 50 millions d’Ar afin qu’elles puissent démarrer immédiatement. Une démarcation assez nette par rapport aux anciennes pratiques.

Mialy Rajoelina porte réellement dans son cœur l’initiative de sauver les femmes et les jeunes filles notamment celles victimes des violences basées sur le genre (VBG). Les Organismes internationaux basés dans le pays, l’opinion publique et simples citoyens sont des témoins oculaires de ces engagements de Mialy.

L’ONU fait bien les choses en dédiant une Journée aux Femmes.

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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