Publié dans Editorial

Retour à la maison

Publié le dimanche, 16 mars 2025

Go back home ! Vingt-huit lingots d’or pesant 50 kg, propriétés de l’Etat malagasy, saisis à l’aéroport international Prince Said Ibrahim de Moroni – Comores en décembre 2021 reviennent chez soi et ce après d’âpres négociations. D’ « un commun accord », selon les termes du communiqué conjoint, entre les deux départements des Affaires étrangères des deux pays, le précieux  « colis » reprend le chemin de retour.

En décembre 2021, la gendarmerie de la douane comorienne intercepta un paquet douteux dans les bagages de deux ressortissants malagasy et d’un Comorien en provenance de Madagasikara. Il s’agit en fait de 28 lingots d’or d’un poids plus de 49 kg. 

Depuis l’Etat malagasy engageait les démarches auprès de l’Etat comorien pour la restitution de ce « bien » appartenant à Madagasikara. Les négociations n’ont pas été si faciles. Un moment, l’Etat  comorien n’a donné aucun signe de vie, aucune réponse. Mais, les autorités malagasy n’ont pas baissé les bras ! La situation se corsait avec la décision du Gouvernement malagasy de fermer les frontières le 16 octobre 2024. Et pour cause, des mesures de restriction contre la propagation du choléra. La situation sous contrôle, le Conseil des ministres dernier à Mahajanga décrète l’ouverture du trafic avec l’archipel des Comores. Les choses ont évolué vite. Des deux côtés, on manifeste la volonté de chacun à régler l’affaire dans les meilleurs délais. En tout cas, il s’agit d’une belle performance juridico – diplomatique de l’Etat malagasy, d’une part, et d’une excellente bonne volonté de l’Etat comorien, de l’autre. Et tout cela, au nom du sacro-saint principe du  bon voisinage entre îles de l’océan Indien.  Il nous reste à suivre de près la suite réservée aux trois criminels interceptés à Moroni en décembre 2021. On le sait qu’ils ont été déjà extradés à Madagasikara.

Une autre affaire, portant le même intérêt sinon plus, captive l’opinion publique et qu’on attend impatiemment l’évolution. Il s’agit de la saisie de 73, 5 kilos d’or en Afrique du Sud en décembre 2020. Les démarches ont été déjà entamées par les autorités malagasy pour la rétrocession. Elles rencontrent en cours de route certaines difficultés. On espère incessamment l’aboutissement !

D’autres affaires louches liées aux transactions illicites nous interpellent aussi entre autres, le 5 mai 2024, 179 tortues, espèces protégées, ont été saisies par les autorités thaïlandaises en provenance de la Grande île. La Thaïlande consentit à extrader les espèces endémiques. Mais, les trafics continuent de sévir. Soutenues par un puissant réseau local en collision avec des antennes transnationales, les activités illicites des hors-la-loi mettant en péril des ressources naturelles de Madagasikara continuent de sévir en toute impunité. Des espèces endémiques protégées, faunes et flores, et des richesses minières passent à la trappe.

Le temps arrive d’agir de façon musclée. Il faut anéantir tous ces trafics qui non seulement ternissent l’image du pays mais portent gravement atteinte aux intérêts du pays. Il va falloir faire table – rase à commencer par l’intérieur du pays. Des travaux de démantèlement sans état d’âme des réseaux de criminels et des contrebandiers s’avèrent plus que jamais nécessaires et urgents. Il fallait que la Grande île  ose chasser le démon et se démarquer de la mauvaise réputation d’être la plaque tournante de grands trafics illicites de l’océan Indien. 

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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