En concédant une lourde et douloureuse défaite contre les Black Stars, les Barea voient leur avenir en pointillé. Madagasikara s’est incliné devant le Ghana au grand stade d’Al Hoceima par 0 à 3 buts, le 24 mars. Un match entrant dans le cadre du sixième jour des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026. Première défaite dans le deuxième match du franco-portugais Da Silva Corentin Martins, le nouveau coach de la sélection nationale malagasy. Une défaite amère ! Et revoilà, les Barea sombrent de nouveau et retombent dans la désillusion.
Après la sixième journée des éliminatoires du Mondial, le bilan provisoire des Barea affiche trois victoires, un match nul et deux défaites. En dépit de l’échec face au Ghana, le classement n’a pas changé. Il reste 4 journées à disputer. Pour tout dire qu’en dépit de la chance compromise suite à la défaite amère contre le Ghana, Madagasikara pourra encore et toujours renverser la vapeur dans le sens du profit des Barea. La chance pour Da Silva Corentin Martins, le coach de notre Onze national, de remonter la pente, existe encore. Effectivement, les Barea pourront encore se rattraper. La « remontada » est à la portée des protégés de Corentin Martins.
En effet, il appartient au coach et son staff de cogiter pour, s’il le faut, apporter certaines corrections. Selon des informations obtenues à Al Hoceima, au moment du jeu, le 24 mars, l’entraineur n’avait aligné sur terrain durant la première partie du jeu que des expatriés. Ce ne fut que durant la deuxième mi-temps, en constatant la situation critique, que Martins fit entrer des locaux. En tout cas, il est maître sur la composition des joueurs sur terrain, c’est une responsabilité qui l’incombe personnellement.
La septième journée devra avoir lieu dans quelques mois, il lui appartient et son staff de revoir leur copie. La défaite du 24 mars rend de plus en plus étroit le chemin conduisant vers l’aboutissement, à savoir la qualification pour participer aux finales de la Coupe du Monde 2026. Ce n’est pas évident en soi bien sûr, mais à force de se préparer intelligemment et avec méthode bien élaborée, la chance d’y parvenir est possible. D’autres ont réussi, pourquoi nous n’y parviendront pas à moins que la Grande île soit l’éternelle maudite et abonnée présente à l’échec. Il faut y croire et travailler dur dans ce sens. C’est le moment où jamais, nos héros ont besoin des soutiens de tous les côtés. Du côté des dirigeants politiques, l’occasion en or se présente pour manifester le soutien matériel et moral à nos jeunes. Les belles phrases et la promesse volante n’ont d’aucune nécessité. La première chose qu’il faille montrer, c’est votre capacité de faire réellement le nécessaire, de faire en sorte que ce grand stade Barea puisse enfin ouvrir ses portes pour les prochains matches. Devrait-on faire comprendre aux tenants du pouvoir l’avantage que procure de jouer sur son propre terrain devant son propre public. Le second volet de la nécessité repose sur le public. Malgré l’échec, on doit soutenir nos jeunes coûte que coûte ! Le coach doit être sûr que nous sommes toujours derrière pour les accompagner, ne serait-ce que moralement.
La chance est compromise, mais la bataille n’est pas encore perdue ! Allez les Barea !
Ndrianaivo