Publié dans Editorial

Sitôt installé… !

Publié le dimanche, 26 octobre 2025

Sitôt installé, sitôt au travail ! Il n’y a pas de temps à perdre, les nouveaux membres du Gouvernement retroussent immédiatement les manches et se mettent en chantiers. Ils n’ont pas de marge de manœuvre pour apprendre. Censés être opérationnels dans l’immédiat, on les attend sans palabre à pied d’œuvre.

Au-delà des débats souvent houleux tournant autour de la nomination du Premier ministre, le chef du Gouvernement Herintsalama Rajaonarivelo, les uns jubilent, d’autres doutent. Auparavant, lors de la mise en place du numéro un de l’Etat, le colonel Randrianirina Mickael, le Président de la Refondation de la République, les avis créent des vagues. Le même phénomène se produisait. Certains espèrent un lendemain meilleur, d’autres rejettent. La Haute Cour constitutionnelle a tranché dans le vif. Le temps presse, il faut agir vite et on verra !

Maintenant, place aux actes ! Les observateurs espèrent bien que les nouveaux membres de l’Exécutif au sein du Gouvernement aient l’esprit du discernement et sachent faire la différence entre les « vrais problèmes urgents » et les questions subsidiaires qui peuvent être traitées selon le calendrier établi. En effet, les actions liées à la chasse aux sorcières, aux règlements de compte et à des actes de vengeance, de quelque nature que ce soit, ne devraient pas entrer dans le domaine des urgences. Dans un contexte particulier qui est le nôtre où le risque de tension sociale éclaterait à la moindre contrariété, le montage d’une équipe gouvernementale s’avère des plus difficiles.

Les vrais problèmes urgents qui attendent le nouveau Gouvernement se résument à toutes les questions se rapportant à l’amélioration des conditions de vie de la population, des travailleurs et des opérateurs économiques. Les solutions qui aboutiront au dénouement vers la livraison  régulière et continue de l’électricité, de telle sorte que les unités de production allant des ateliers aux grandes chaînes industrielles puissent fonctionner normalement, et que l’approvisionnement en eau dans chaque foyer abonné, des bornes-fontaines de quartier et également dans les unités de travail devant utiliser régulièrement de l’eau n’en souffre pas. La régularisation du fonctionnement de l’électricité et de l’eau dans tout Madagasikara est un défi et un enjeu délicats de taille colossale. Il s’agit là d’un test de grandeur nature auquel le Gouvernement n’a pas le droit d’échouer.

Le redémarrage de l’année scolaire, notamment pour les écoles, les collèges et les lycées publics après ces quelques semaines de débrayage sinon de … récréation s’impose comme l’une des urgences nationales. Le nouveau titulaire du département de l’Education nationale aura du pain sur la planche. Il va falloir engager un dialogue constructif avec les professionnels de l’éducation publique. La problématique de l’éducation à Madagasikara résulte d’un profond malaise qui ne date pas d’aujourd’hui ni d’hier. Il va falloir aller par étape sans se précipiter. La première mesure qu’il faille adopter urgemment est le retour des élèves en classe.

Le redémarrage du fonctionnement des hôpitaux ne peut pas attendre aussi longtemps. Ici également, le dialogue franc et sans détour avec les internes qualifiants doit être pris au sérieux. Vient ensuite le cas des agents pénitenciers. Rien que par la concertation autour d’une table qui vaille la peine d’être considérée. Nombreux sont les problèmes urgents qui méritent l’attention du Gouvernement.

Sitôt installé, sitôt au travail.

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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