Publié dans Editorial

Double test !

Publié le dimanche, 14 décembre 2025

Selon le programme établi et publié à la presse, il y aura ce jour du lundi 15 décembre un premier face-à-face officiel entre les députés et les membres du Gouvernement. Une première séance officielle de « questions – réponses » entre les parlementaires de l’Hémicycle et les ministres et cela en vertu de l’art. 102 de la Constitution précisant le cadre global du rapport entre l’Assemblée nationale et le Gouvernement, entre les membres du Législatif et ceux de l’Exécutif.

 

Les représentants du peuple, les députés et les sénateurs, présentent des questions aux membres du Gouvernement sur tous les domaines qui touchent directement ou indirectement la vie sinon les conditions d’existence de la population. Etant entendu qu’il n’existe pas de question tabou, toutes les questions touchant de près ou de loin à la vie de la Nation peuvent ou doivent être posées aux ministres selon leur domaine précis. A charge à ces derniers de donner des explications et surtout d’apporter les solutions appropriées. Les députés, en leur qualité de représentants légitimes du peuple, ont ainsi le droit absolu de savoir les tenants et aboutissants de tous les problèmes qui nuisent au bon fonctionnement de la vie du « vahoaka » tout en soumettant des voies et moyens afin de les résoudre.

Et ce ne sont pas les problèmes qui manquent ! Les ministres sont attendus surtout sur des questions épineuses d’ordre social, plus précisément, d’ordre vital qui font souffrir la grande majorité de la population dans le train-train de la vie quotidienne. Au premier rang de ces ennuis se trouvent les délestages intempestifs et les coupures éternelles d’eau. D’autant que ces manquements ou défaillances de la Compagnie nationale (JIRAMA) ont tendance à se multiplier en ce moment où les usagers  attendent un changement. Faudrait-il noter que le motif principal qui a conduit les jeunes à descendre dans la rue le 25 septembre et investir plus tard la Place du 13 mai se résume sur les inepties de la JIRAMA et qui a déclenché au final la chute du régime TGV / IRMAR. D’autres questions pertinentes relatives au coût de la vie qui échappe totalement aux possibilités vulnérables des bourses de la totalité des gens seront de la partie. L’inflation galopante visant notamment les prix des PPN dont le riz risque de chauffer la séance. En tout cas, l’ambiance du face-à-face s’annonce houleuse.

Cette première confrontation s’érige en test de grandeur nature pour les membres du Gouvernement. Ce sera une opportunité pour les uns de faire montre de capacité sinon de compétence à maitriser leur domaine respectif. Autrement, ils auront l’occasion de faire preuve de contrôle. Des actions positives au profit des contribuables. D’autres se trouveront dans la difficulté de présenter un tableau positif ou de répondre convenablement aux questions troublantes des représentants du peuple.

Cette première séance officielle de « questions – réponses » sera aussi un premier test pour les députés. Auront- ils la posture de véritables représentants du peuple pour soumettre de vraies questions qui incarnent réellement la difficulté des gens qu’ils sont censés représenter. Les observateurs craignent qu’ils ne soient pas à la hauteur des attentes du peuple. Ils vont se perdre dans les petits détails de la vie des gens et perdront de vue les grands problèmes !

Ce sera un double test. 

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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