Publié dans Editorial

A l’improviste !

Publié le dimanche, 21 janvier 2024 Écrit par 
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Descente sur terrain sans prévenir ! A l’allure où vont les choses, tel serait le mode opératoire global adopté par le Gouvernement. Des visites inopinées permettant au nouveau ou à la nouvelle ministre de s’enquérir, de ses propres yeux, des réalités … exactes sur terrain notamment quand il y a urgence. 

En effet, une visite est dite inopinée dans la mesure où elle s’effectue sans prévenir, sans informer au préalable et sans donner d’avance des instructions ni des précisions sur la descente auprès des  responsables locaux. Elle a l’avantage d’offrir aux supérieurs hiérarchiques la vraie situation sinon l’état exact des faits sur place. Une visite inopinée s’avère nécessaire à tout premier responsable de département qui évite de se contenter des rapports qu’on lui présente au bureau. C’est un bon réflexe qui fait bonne figure pour un bon dirigeant.

Randriamanantenasoa Landy Mbolatiana, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, reconduite à son poste, qui prend à cœur la délicatesse de la mission qu’ elle assume en sa qualité de première responsable du département de la Justice a, plus d’une fois, effectué des visites inopinées auprès de certains  services. Entre autres, à la Maison centrale d’Antanimora, Randriamanantenasoa a pu constater de visu l’état délabré de ce milieu carcéral et surtout le surnombre des pensionnaires. Une situation critique qui l’a amenée à prendre des décisions sur place.

Razakaboana Hanitra Fitiavana, ministre de la Fonction publique, du Travail, de l’Emploi, par une descente à l’improviste chez une unité de production (zone franche) sise à Ivato, s’est rendu compte d’un certain nombre de violation du Code de travail. Inspecteur du travail de son état, elle agit en connaissance de cause. Razakaboana ordonna, dans l’immédiat, le gérant de l’entreprise à se conformer aux lois en vigueur.

Dr Andriamanantena Razafiharison, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESUPRES), effectua une visite inopinée dans les locaux du Parc zoologique et botanique de Tsimbazaza (PZBT) afin de voir de près, par lui-même, le cas critique dans lequel se trouve ce « Patrimoine national » qui défraie la chronique. En fait, les animaux « hébergés » au sein du PZBT souffrent de sous-alimentation. Un problème récurrent que les responsables concernés ne parviennent pas à résoudre par manque, avance-t-on, de moyens. On déclame tout haut que ces « pensionnaires » représentent pour le pays une identité faunique inestimable. Pourtant, ils sont laissés à leur sort. Le nouveau patron du MESUPRES, sachant la lourde responsabilité de son département, juge nécessaire d’y aller, à l’improviste, sur le lieu afin d’être mis au courant de la situation et en prendre les mesures  immédiates.

Fidiniavo Ravokatra, ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène (MEAH), s’est accouru à la décharge d’Andralanitra, lieu de dépôt des ordures de la Commune urbaine d’Antananarivo. Sur injonction directe du Chef de l’Etat, en Conseil des ministres, Ravokatra devait se rendre inopinément sur place de manière à constater de visu l’état saturé de la décharge. Et cela dans le cadre de l’assainissement urgent des ordures de la Capitale. Des instructions ont été données. L’opinion attend les résultats.

Il ne s’agit là que quelques cas d’opérations à l’improviste témoignant la célérité des actions à entreprendre mais aussi l’opérationnalité, sur- le- champ, des membres du Gouvernement. D’autres suivront. 

 

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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