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Session cruciale

Publié le lundi, 02 mars 2020 Écrit par 
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A partir de demain mercredi 4 mars, les députés et les sénateurs seront convoqués en session extraordinaire pour une durée légalement définie par la loi de 12 jours. Motif : la ratification des ordonnances prises par le Président de la République à l'époque où l'Assemblée nationale, en fin de mandat, n'avait pas pu siéger. Lesquelles ordonnances ayant déjà eu les avis de constitutionnalité de la HCC. Des avis, selon toujours la Constitution, qui ne font pas l'objet d'aucun recours. 

Le président du Sénat, le HVM Rakotovao Rivo, dépose une requête au vu d'annulation des ordonnances, éminemment légales, émises par le Chef de l'Etat, relatives, entre autres, de la révision à la baisse du nombre des parlementaires locataires d'Anosikely, les nominations des gouverneurs de Région, entendre la première et la deuxième vagues. Un acte du perchoir du palais de verre jugé inopportun, ridicule voire insensé par l'ensemble des observateurs et de la classe politique locale du fait que la HCC a déjà donné son aval. Ainsi Rivo Rakotovao voulait s'asseoir sur les avis irréversibles de la Haute juridiction d'Ambohidahy.

Mais, le Chef de l'Etat, très en phase au respect de la loi et de l'Etat de droit se plie au caprice … d'enfant « mal élevé », convoque les ayants droit pour ratifier ces ordonnances de controverse. Rajoelina Andry, très sûr de la solidité et l'impénétrabilité de la majorité acquise au régime, n'a aucun souci à se faire de cette session extraordinaire.

D'aucuns gardent en mémoire de la frivolité et de la précarité de la majorité parlementaire du  régime bleu. Le Président Rajaonarimampianina a dû recourir à tout moment aux espèces  sonnantes et trébuchantes pour faire passer n'importe quel texte ou projet de loi portant un caractère essentiel au régime à Tsimbazaza. Le dernier en date, avant la chute, fut le scandale du Paon d'Or. En effet, chaque député, censé être proche du régime, avait « touché » gracieusement la coquette somme de 50.000.000 Ar en contre partie du vote du Texte relatif aux régimes généraux du code électoral. Ce fut d'ailleurs la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. L'époque bien entendu où la corruption fait figure d'institution et l'impunité d'un élément indissociable au système. A cette époque, la caisse de l'Etat subit mortellement les effets délétères de l'incurie des barons aux cravates bleues. Quoi de plus normal si le régime IEM procède au toilettage de tout le système. Gros bonnets, anciens membres du Gouvernement, hauts responsables passent à la trappe. Une démarche que les détracteurs attribuent pour des chasses aux sorcières ou des règlements de compte. Loin s'en faut !

La session parlementaire qui doit s'ouvrir demain à Tsimbazaza et à Anosikely revêt ainsi un caractère crucial pour le régime orange. Elle mettra en relief l'homogénéité du pouvoir. L'enjeu capital se joue à Tsimbazaza. Quelles que soient les sautes d'humeur d'Anosikely, la décision finale appartient aux députés. Nos députés, veuillez entendre élus IRD et sympathisants, ne laisseront aucune chance à Rivo Rakotovao et consorts à déstabiliser le régime. Le peuple, non plus, ne tolérera aucun écart de conduite à celui ou celle tenté par le diable à faire une brèche au profit des détracteurs.

L'opportunité se présente à nos élus proches de Rajoelina de prouver leur fidélité sans faille durant cette session cruciale. 

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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