Publié dans Politique

Elections sénatoriales - Silence électorale avant le scrutin

Publié le mercredi, 09 décembre 2020

La campagne électorale a pris fin hier. Les candidats observent ce jour un silence pour laisser aux grands électeurs un temps de réflexion. Demain, les maires et les conseillers municipaux iront voter en toute liberté, mais en respectant les mesures sanitaires face au coronavirus.

La campagne électorale pour les élections sénatoriales du 11 décembre 2020 a pris fin hier. Elle a en tout duré 19 jours. En comptant les jours, cela peut paraître long. Mais vu l’étendue géographique des circonscriptions électorales, qui sont les provinces, les 19 jours de campagne ne sont pas suffisants pour aller à l’encontre des grands électeurs au niveau des Communes.

Les listes de candidats, 14 au total dans tout Madagascar, sont interdits de campagne ce jour. La raison est simple, ce 10 décembre est dédié au silence électoral d’après les explications du président de la CENI, Hery Rakotomanana. Il s’agit d’un petit laps de temps laissé aux grands électeurs pour réfléchir à fond sur la portée de leur choix le jour du scrutin.

Ces élections sénatoriales sont très importantes pour la continuité des affaires politiques du pays. Le Sénat est en effet la seconde institution du pays. Il s’agit de la Chambre haute du Parlement qui vote les lois, contrôle le pouvoir exécutif et judiciaire, conseille le Gouvernement, et surtout qui représente les Collectivités territoriales décentralisées.

Le rapporteur général de la CENI, Fano Rakotondrazaka, a avancé des explications sur les règles à suivre le jour du scrutin de demain. Il a affirmé que les gestes sanitaires doivent être respectées à cause de la Covid-19 qui plane toujours. Le port du masque est donc obligatoire dans les bureaux de vote tout comme l’utilisation de gel désinfectant. Les grands électeurs doivent également respecter la distanciation sociale de 1m.

Il a également expliqué que les téléphones portables doivent être laissés à l’entrée du bureau de vote. Cette mesure a toujours été appliquée pendant les élections qui se sont succédé. Il s’agit juste d’un rappel mais ô combien important. Des représentants de candidats dans la formation non permanente de la CENI ont demandé l’application stricte de cette mesure pour éviter les prises de photo en guise de preuve en matière d’achat de voix.

Une autre mesure soulevée par le rapporteur général de la CENI est l’interdiction d’utiliser son propre stylo pour cocher le bulletin unique. Fano Rakotondrazaka a affirmé qu’il y a des stylos à disposition des grands électeurs dans les bureaux de vote. Or, des doutes ont été soulevés par des candidats quant au trucage possible sur le bulletin unique et l’usage de stylo dont l’encre « disparaîtrait » après quelques heures.

Les grands électeurs devraient avoir la liberté de choisir entre son propre stylo ou marqueur plutôt que d’être obligés d’utiliser le stylo de la CENI. En tout cas, on verra l’évolution de cette situation le jour du scrutin qui aura lieu demain au niveau des Districts. Il est à noter que le jour de demain n’est pas férié.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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