Publié dans Politique

Filet de sécurité sociale - « Vary et menaka Tsinjo » sur les étals, les « Kaly Tsinjo » ouvrent leurs portes

Publié le vendredi, 12 février 2021


Annoncé par le Président Andry Rajoelina durant les moments forts de la crise sanitaire liée à la Covid-19, le premier « Kaly Tsinjo » a officiellement ouvert ses portes hier, à Ankorondrano Andrefana, dans le 3ème Arrondissement. Il s’agit d’un endroit destiné à la distribution gratuite de repas chauds au profit des plus démunis à la suite de la crise sanitaire. Une soixantaine de « Kaly Tsinjo » sont répartis dans les 6 Arrondissements de la Capitale et vont être ouverts 6 jours sur 7, du lundi au samedi. Leur effectif sera même augmenté à une centaine selon les consignes du Président de la République. Les responsables des Fokontany seront en charge de la distribution de tickets pour permettre aux familles défavorisées de se restaurer auprès de ces « Kaly Tsinjo ». Le Chef de l’Etat a exigé que les bénéficiaires reçoivent de la nourriture propre, savoureuse et variée. Un menu hebdomadaire est fixé pour indiquer les repas servis chaque jour. Ceux qui servent le repas sont tenus de respecter les mesures d’hygiène et sanitaires à savoir le port de gants, de tablier et du masque.
« Nous entendons et ressentons vos souffrances à cause de la hausse du coût de la vie,  vous n’êtes pas seuls. Je serai toujours à vos côtés », a déclaré le Président, Andry Rajoelina pour rassurer la population avant d’ajouter que « l’heure est à la solidarité et l’empathie. L’Etat ne cesse de chercher des solutions pour améliorer la condition sociale de la population. »
Consignes fermes
Comme annoncé en Conseil des ministres, les « Vary Tsinjo » vendus à 1200 ariary le kilo (au lieu de 1500 ariary) et l’huile cachetée à 4000 ariary le litre sont désormais disponibles au niveau des « Tsena Mora », dans chaque Fokontany des Arrondissements d’Antananarivo. Le Président a donné le coup d’envoi de la vente de ces produits de première nécessité dans le même Fokontany d’Ankorondrano Andrefana. Pour ce premier jour, le Chef de l’Etat a offert 5 kg de riz à quelques familles.
Face à la hausse des prix du riz et des autres produits de consommation quotidienne, le Président de la République a donné des consignes fermes aux différents responsables afin d’organiser un plan qui fait office de filet de sécurité sociale pour l’ensemble de la population. Ainsi, les « Tsena Mora » seront ouverts trois fois par semaine, à savoir tous les lundis, jeudis et samedis. L’homme fort du pays a déploré l’œuvre de certains opérateurs qui profitent de la situation pour augmenter excessivement le prix du riz local. Il a ainsi interpellé le ministre du Commerce et de l’Industrie, Lantosoa Rakotomalala, afin de réunir les acteurs de la filière rizicole et concerter sur la vérité des prix. Le numéro un de l’Exécutif a aussi ordonné un suivi strict du circuit du riz à partir des producteurs jusqu’aux consommateurs. Quant à l’huile, le coût du litre ne devrait dépasser les 5000 ariary selon un calcul de l’Etat alors que le prix dépasse déjà les 5600 ariary en ce moment. Ce premier lancement à Antananarivo n’est qu’un début puisque les mêmes produits seront aussi vendus dans les autres ex – chefs – lieux de province de Madagascar.
Rappelons que d’après le compte rendu du Conseil des ministres, mercredi dernier, une réunion avec les opérateurs économiques, les grossistes ainsi que les détaillants a été organisée. Un échange sur la stabilisation des prix sur le marché a été à l’ordre du jour avec une compensation de l’Etat en contrepartie. Par conséquent, une baisse de 10% à 18% des prix des PPN est attendue dans les prochains jours.
La Rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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