Publié dans Politique

Non-paiement de bourses et équipements à Toamasina - La responsabilité du président de l'université engagée

Publié le jeudi, 18 février 2021

 Hier, vers la fin de matinée, Johnelie Jacques Michel, 23 ans, en 2e année d'études économiques à l'université de Toamasina, natif de Mampikony, a perdu sa vie des suites d'une grave blessure au cours d'un affrontement avec les Forces de l'ordre.

 

La principale victime a reçu une balle qui lui a transpercé le corps. Quelques autres étudiants ont aussi été blessés. Profitant de la confusion régnante, un groupe d'étudiants en colère s'en est également pris au bâtiment R+3 sur le campus de Barikadimy en pillant des biens communs et installations diverses.

Une fois de plus, le dynamisme éruptif a fait les siens sur le site universitaire du Grand port qui n'a jamais connu une sérénité. Cette fois-ci, les étudiants, dont certains sont en plein examen, ont réclamé le paiement des quatre mois de leurs bourses d'allocation d'études plus les équipements.

La réclamation des étudiants ne devait pas avoir lieu si tout s'est passé comme prévu. En réalité, le transfert des fonds destinés à payer les bourses d'études pour toutes les universités, sauf celles d'Antananarivo et de Fianarantsoa, était terminé en avril 2020. L'université de Toamasina aurait reçu sa part dans le courant du mois de juillet dernier.

Puisque les universités jouissent toutes de l'autonomie administrative et financière, c'est à chacune d'elles d'arranger les affaires relevant de leur ressort. Mais personne ne comprend pourquoi le paiement des bourses a été retardé. Il a été difficile d'obtenir une réponse précise à cette question. Sauf que, des voix officieuses avancent que le fonds a été utilisé à d'autres fins… Mais quoi qu'il en soit, Johnelie Jacques serait encore en vie aujourd'hui si les bourses et équipements ont été payés une fois effective la rentrée universitaire au mois de novembre dernier ou dans le courant du mois de janvier.

Lundi, des représentants des étudiants sont allés rencontrer des responsables à la présidence de l'université. Ces derniers leur ont promis le paiement d'un mois de bourses plus les équipements. Ils ont alors annoncé l'effectivité de cette décision pour le 18 février. La proposition n'a pas satisfait les intéressés qui s'en tiennent mordicus à leur requête.

Ils ont alors donné un ultimatum de 48 heures à la présidence de l'université pour régler le problème. Mercredi soir, à la veille de l'expiration de l'ultimatum, les résidents de Barikadimy se sont organisés pour la manifestation du lendemain. Le jour venu, tout le campus a été réveillé à coups d'appels insistants envoyés par mégaphone.

En tout cas, ce n'est pas pour la première fois que les étudiants de l'université de Toamasina se sont levés contre le président de celle-ci, Dr Conscient Zafitody. L'an passé, le confinement est advenu comme un deus ex machina pour temporiser l'ambiance chaude à Barikadimy dès mars.

Aussitôt les mesures sanitaires adoucies, les étudiants ont repris leur mouvement en arborant dans la rue des banderoles avec des inscriptions du genre « Inconscient dehors ». Le sort réservé à Zafitody doit être matière à réflexion en haut lieu.

La rédaction

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Editorial

  • De Marc à Marco …
    Il n’y a qu’un pas à faire ! Plus précisément, un brin de cheveu à repérer ! Entre Marc Ravalomanana (MR) et Marc Randrianisa (MR), le même sigle, la ressemblance frappe trop du moins par un prénom drôlement identique « Marc » et dans le mode pensée ainsi que la manière d’agir bizarrement le même. Si le premier ne jure que par la chute du régime « Orange » autrement dit la mort politique de Rajoelina Andry, le second s’entiche à attenter à la vie (physiquement) de Rajoelina et à sa petite famille. Si le premier Marc, au nom d’une vengeance viscérale, se caressait discrètement l’idée de voir se réaliser son macabre projet et agissait ouvertement pour le concrétiser et cela depuis 2007-2009 tandis que le second Marc depuis 2009 couve l’idée diabolique d’abattre Rajoelina, lui et ses proches. Enfin, si le premier s’était « enfui » au pays de…

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