Publié dans Politique

Non-respect des gestes barrières - Des sanctions plus sévères contre les indisciplinés

Publié le vendredi, 19 mars 2021

Les Forces de l’ordre reviennent à la charge ! Le Secrétaire d’Etat en charge de la Gendarmerie nationale, le Général Richard Ravalomanana, a annoncé qu’à partir de ce jour, les sanctions s’appliqueront contre toutes les personnes qui ne respectent pas les gestes barrières destinées à limiter la propagation de la Covid-19 notamment le port du masque ou encore le respect de la distanciation sociale.

A cela s’ajoutent les autres dispositions sanitaires comme la désinfection des véhicules de transport en commun, entre autres. 

Ce durcissement de ton face à l’actuel laisser – aller général pourrait, bien évidemment, être au cœur du discours du Président Andry Rajoelina sur la chaîne nationale ce soir. D’ailleurs, plus d’un s’attend à ce que le Chef de l’Etat durcisse le ton dans cette lutte interminable contre le coronavirus. Pour leur part, les Forces de l’ordre n’ont pas attendu ce premier rendez – vous de l’année avec le Président pour réagir face à la remontée inquiétante de l’épidémie en ce moment. Une réaction qui survient à juste titre étant donné la menace d’une nouvelle vague de la maladie qui commence à se concrétiser. Les sanctions serviront ainsi à dissuader les récalcitrants qui s’entêtent à négliger les gestes barrières. En effet, ce laxisme est observé chez la population, aussi bien en province que dans la Capitale depuis plusieurs mois. Beaucoup de citoyens ont mis le port du masque aux oubliettes tandis que d’autres ont la mauvaise manie de n’en porter qu’en cas de force majeure : durant un trajet en taxi – be par exemple. Bref, malgré les centaines de décès enregistrés dans le pays, certains malagasy semblent ne pas encore mesurer la grandeur du danger.

Discipline à renforcer

A l’approche de la période hivernale qui débutera vers le mois de mai – soit dans un plus d’un mois – les autorités malagasy ont tout intérêt à renforcer les mesures préventives et surtout la discipline pour éviter une hécatombe. Puisque l’heure est grave, il est fort probable que les sanctions seront beaucoup plus sévères et ne se limiteront pas aux habituels travaux d’intérêt général imposés aux premières heures de contamination dans le pays l’année dernière.

 Le bilan quotidien officiel publié par le ministère de la Santé publique en dit long sur la menace qui guette la population. Durant ces deux dernières semaines, le pays recense plus d’une centaine de cas de contamination par jour. Un constat qui donne la chair de poule à voir l’insouciance de certains citoyens qui osent encore faire fi des gestes barrières.  D’après le dernier bilan en date du 18 mars, la Grande île compte 114 nouveaux cas, 101 cas de guérison et deux décès recensés dans les Régions DIANA et Atsimo Andrefana. Ces chiffres ramènent le nombre total de cas à 22 113 depuis le début de l’épidémie en mars 2020, dont 20 851 guéris, 340 décès et 922 patients en traitement dont 124 avec des formes graves. D’ici l’hiver, ces chiffres pourraient encore connaître une hausse conséquente jusqu’à atteindre un nouveau pic.

La Rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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