Publié dans Politique

Rareté de la viande de bœuf sur le marché - Les consommateurs en paient le prix !

Publié le mardi, 09 novembre 2021


Des boucheries fermées, les prix de la viande de bœuf flambent. Tels sont les principaux impacts sur le marché, depuis le week-end dernier. Cette situation s’explique notamment par le manque de signatures dans les fiches individuelles de bovidés, une condition requise pour l’envoi de zébus dans les abattoirs. Par conséquent, moins de zébus sont abattus et écoulés sur le marché. La viande de zébu se fait ainsi rare et ce depuis les grossistes, lesquels ont révisé à la hausse le prix face aux fortes demandes. Les grossistes, les employés d’abattoir, les bouchers mais surtout les consommateurs et restaurateurs souffrent de cette situation, selon les témoignages. « Nous n’avons plus les moyens d’acheter la quantité de viande d’auparavant puisque le prix a augmenté de 2 000 à 5 000 ariary par kilo. Au lieu d’un demi-kilo pour 8 personnes, nous avons dû réduire la quantité à 250g. Cela s’acquiert actuellement à 4 500 ariary, contre 3 000 ariary la semaine dernière », nous confie Hanitra Oliva, mère de famille résidant à Tsimbazaza. Le kilo de la viande de bœuf s’y vend entre 16 000 et 18 000 ariary, tandis que celui de la viande de porc s’achète entre 13 000 et 15 000 ariary. Quant aux poulets de chair, le prix du kilo s’élève à 15 000 ariary, contre 10 000 à 12 000 ariary il y a quelques jours.
Les restaurateurs en difficulté
Révision à la hausse du prix des plats pour certains, diminution de la tranche de viande pour d’autres. Les restaurateurs usent de tous les moyens pour survivre face à la rareté et la flambée des prix de la viande. « Notre plat se vend actuellement entre 4 000 et 5 000 ariary, contre 3 000 à 4 000 ariary la semaine dernière. Nous ne pouvons pas nous permettre d’encaisser les pertes occasionnées par la hausse du prix du kilo de la viande. Heureusement que nos clients comprennent notre décision », nous confie le gérant d’un mini-resto à Ankadifotsy. Pour d’autres restaurateurs, la situation actuelle les oblige à diminuer la quantité ou la tranche de viande. « Au lieu de 4 grandes tranches pour du « hen’omby ritra », nous avons dû réduire à 3, de tranches moyennes, pour maintenir le prix de 3 500 ariary le plat. C’est le seul moyen d’éviter à la fois la hausse, au détriment de nos clients, et notre perte », ajoute la propriétaire d’un « hotely gasy » à Ankorondrano. Dans tous les cas, les restaurateurs craignent que cette situation s’empire dans les prochains jours. Comme les bouchers et les consommateurs, ils sollicitent les autorités compétentes à prendre leurs responsabilités. Affaire à suivre !
Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Editorial

  • Re – exploit !
    Re – posons la question « Qui dit que le sport malagasy coule ? ». En dépit de certaines défaillances dans certaines disciplines, la machine est en marche du moins pour le sport – roi. En espace de quelques jours, les Barea’ Madagasikara, l’outsider, réalisent l’impensable, l’inespéré et pour ne pas le dire l’impossible. Ils ont mis à terre deux favorites du CHAN – 2025. Les poulains de Rôrô, Rakotondrabe Romuald, ont réalisé un « exploit inédit », pour certains, une « victoire historique » pour d’autres. Dans tous les cas de figure, il s’agit d’une prouesse rarissime qu’aucune formation nationale de football malagasy n’a pu réaliser jusqu’à ce jour ! Maintenant, on est en droit de … rêver gagner la Coupe du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN). Un rêve que n’importe quel citoyen amateur encore plus passionné du ballon rond n’osait y croire auparavant

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