Publié dans Politique

Gouvernement Ntsay Christian - 5 nouvelles têtes, 2 revenants, 2 mutés

Publié le mercredi, 16 mars 2022

Le Gouvernement remanié a été présenté, hier en fin d'après-midi, au Palais d'Etat d'Iavoloha. Neuf ministres ont été nommés. Parmi eux, cinq font leur entrée dans ce sixième Gouvernement du quinquennat du Président Rajoelina. Deux anciens ministres y font un retour marquant. Deux autres ont tout simplement changé de portefeuilles. L'actuel Gouvernement compte 30 membres contre 32 auparavant avec la suppression des postes de vice-ministre en charge de la Reforestation et celui en charge de la Jeunesse.

Parmi les nouvelles têtes, l'on compte notamment l'arrivée de François Rakotozafy. Ce magistrat du premier grade hérite du ministère de la Justice laissé vacant après la démission d'Herilaza Imbiki. S'il fait figure de nouveau venu dans le Gouvernement, le nouveau garde des Sceaux n'est néanmoins pas un inconnu. Il s'agit de l'ancien président de la Cour spéciale électorale, institution en charge des contentieux électoraux et de la proclamation des résultats électoraux en 2013. Pas vraiment une nouvelle tête lui non plus, Rolland Ranjatoelina retrouve le ministère des Transports, un portefeuille qu'il connaît bien pour en avoir déjà eu la responsabilité durant la période transitoire.

Toujours dans cette catégorie, Justin Tokely prend la place de ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation laissé libre par Pierre Houlder Ramaholimasy (voir plus bas). Un département dans lequel il ne sera pas dépaysé ayant par le passé occupé différents postes au sein de ce ministère avant sa nomination au gouvernorat de la Sava, dernier poste qu'il a occupé. 

Herindrainy Olivier Rakotomalala est lui un vrai nouveau visage dans le microcosme politique. Ancien membre du Conseil d'administration de l'OMNIS, ce diplômé de l'Ecole supérieure polytechnique d'Antanarivo hérite du ministère des Mines et des Ressources stratégiques, département ministériel sans titulaire depuis le départ de Brice Randrianasolo, en août dernier, trois jours après sa nomination au Gouvernement. Nommée ministre de l'Environnement et du Développement durable, Vina Marie-Orléa est l'autre véritable nouveau visage de l'Exécutif. Elle y remplace Baomiavotse Vahinala.

Retour en grâce

Au chapitre des retours, l'on note particulièrement celui de Richard Randriamandrato. Nommé ministre de l'Economie et des Finances au début de l'actuel quinquennat du Président Rajoelina, il revient comme nouveau ministre des Affaires étrangères, à la place de Patrick Rajoelina, non reconduit. Ce proche de l'actuel Chef de l'Etat revient par la grande porte en tant que numéro deux du Gouvernement. Autre retour, Fidiniavo Ravokatra, ministres des Mines avant le dernier remaniement, retrouve lui aussi un portefeuille, en étant nommé ministre de l'Eau, de l'Assainissement et de l'Hygiène. Il y remplace le ministre Ladislas Adrien Rakotondrazaka.

Empêtré dans une série de polémiques dernièrement, Joël Randriamandrato reste ministre du Tourisme. Touché par les mêmes controverses, Tinoka Roberto Raharoarilala conserve lui aussi la confiance du Président de la République. Il quitte les Transports pour revenir au ministère de la Jeunesse et des Sports, poste qu'il a occupé avant le dernier remaniement gouvernemental d'août dernier.

Pierre Houlder Ramaholimasy quitte son ministère de l'Intérieur et de la Décentralisation pour aller emménager de l'autre côté de la rue, au ministère de l'Aménagement du territoire et des Services fonciers, occupé auparavant par Hajo Andrianainarivelo. Après la déclaration du parti de ce dernier, le « Malagasy Miara- Miainga » de ne plus faire partie du Gouvernement, le portefeuille de l'Aménagement du territoire était assuré de revenir à un nouveau titulaire.

Recueillis par L.A.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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