Publié dans Politique

Braquage en plein jour - Deux éléments d’un gang éliminés

Publié le jeudi, 07 avril 2022

Des coups de feu ont déchiré le début de matinée parfaitement paisible des habitants de la banlieue nord de la Capitale. Cela s’est produit vers les premières heures de la matinée, précisément vers 8h à Ambohidratrimo, sur la RN4, hier.  Peu après cela, plusieurs témoins affirmaient avoir vu deux corps inanimés baignant dans une mare de sang, non loin d’un check-point de la Gendarmerie à Ankadimainty-Manakambahiny, Commune d’Anosiala, sur la RN4. Il s’agit des cadavres de bandits, lesquels ont été transportés à la morgue de l’HJRA.

Outre cette double élimination d’agresseurs, les gendarmes, une fois le cessez-le-feu établi, ont pu confisquer les armes utilisées par les assaillants mis définitivement hors d’état de nuire : trois armes de poing ainsi que dix munitions de calibre 12 et de 7,65 mm. Autre nouvelle encourageante, une partie de la somme que le gang a volée sur R.S (41 ans), cet homme d’affaires domicilié à Ampanotokana, a été retrouvée. Tout encore sonné, ce dernier aurait affirmé avoir transporté un montant total de 30 millions d’ariary sur lui. Les Forces de l’ordre n’ont encore confirmé, ni infirmé. Et que le quadragénaire a envisagé justement d’aller verser à la banque, hier matin même.  

Mais avant d’en arriver là, voyons la situation qui prévalait sur le terrain. Ils étaient trois bandits armés, du moins selon des habitants, à fuir en motos vers le centre-ville, et ce, après qu’ils aient commis le braquage, survenu quelques minutes plus tôt. L’agression était survenue à Mahitsy, ville située à 30km au nord de la Capitale. Car c’était à cet endroit que ce gang a pris pour cible l’homme d’affaires. Et que l’acte malveillant fut perpétré juste tout près de la banque BNI de cette localité banlieusarde où R.S a prévu faire son versement. 

Une fois que les agresseurs ont eu le butin en poche, ils ont pris la fuite en direction du centre-ville à bord de deux motos sur lesquelles ils étaient en double montée. Mais leur tentative pour faire le forcing s’était finalement très mal tournée. Car une fois que les motos qui les ont transportés arrivaient en trombe à la hauteur du barrage des gendarmes d’Anosiala, les malfrats, pour tenter de s’y frayer rapidement un passage, n’ont pas hésité à ouvrir le feu sur les éléments des Forces de défense. Mais la réplique de celles-ci fut inattendue, foudroyante et rapide. Si rapide que les deux gangsters qui allaient être par la suite tués, n’ont même pas eu le temps d’ajuster correctement leurs tirs, qu’ils tombaient déjà raides sous les balles des gendarmes de ce barrage. C’était dans ces circonstances qu’un troisième a réussi à échapper de la pluie de balles, et qu’il serait toujours en cavale, selon une source. Une autre a avancé que le quatrième larron aurait pris la fuite sitôt le hold-up consommé à Mahitsy. 

Actuellement, la Gendarmerie devrait être encore sur le terrain, histoire de continuer les recherches, ou du moins tenter de retrouver les traces du ou des membres du gang encore en cavale. Pour revenir dans les cas des deux bandits éliminés au cours de leur tentative pour riposter aux gendarmes, rien ne transparaît encore pour tenter de les identifier. Personne ne s’était présenté à la morgue pour réclamer leurs dépouilles. “Ils ont entre 30 et 40 ans. Un pick-up des Forces était venu ici pour transporter leurs cadavres vers 9h ce matin (Ndlr, hier) tandis que ces derniers n’ont pas été encore autopsiés”, s’était contenté d’affirmer une source proche de ce service mortuaire de l’HJRA. L’enquête suit son cours.

Franck R.  

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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