Publié dans Politique

Pénurie d’eau - Le pire est à craindre

Publié le dimanche, 25 septembre 2022


Dernièrement, s’est tenue aux îles Seychelles la 11ème session du Forum régional sur les prévisions saisonnières de la région sud-ouest de l'océan Indien (SWIOCOF-11). Neuf pays participaient à ce forum à savoir Comores, Réunion - département français d'outre-mer - Madagascar, Malawi, Maurice, Mozambique, Tanzanie, Seychelles et Afrique du Sud. Chacun des experts de ces pays se sont succédé pour partager leurs analyses en évoquant le phénomène la Niña qui pourraient éventuellement provoquer un important déficit hydrique dans ces quelques pays. La Niña est un phénomène climatique. Il est assez mal connu, mais dans l'ensemble, il se traduit par une diminution de la température à la surface des eaux de l'est de l'océan Pacifique, autour de l'équateur. Les zones qui seront touchées par la baisse des précipitations connaîtront des difficultés en termes de ressources en eau et d'irrigation à des fins agricoles. Les Seychelles, la Tanzanie, le nord du Mozambique et Madagascar seront touchés selon ces quelques spécialistes du climat. Les périodes d’étiage sont d’usage dans la Grande île mais à en croire ces spécialistes, la prochaine sera un peu plus difficile à passer. « La pluie ne tombe presque jamais dans notre village. La terre est sèche et nous n’avons pas d’eau à utiliser dans la vie quotidienne. On n’obtient qu’un bidon en un mois. On l’utilise pour cuire le manioc et le reste sera pour nous doucher ou laver notre visage et le linge », indique une mère de famille vivant dans le sud du pays. Le manque d’eau fait partie du train-train quotidien des habitants, qui sont contraints de s’adapter coûte que coûte.  En plus d’être rares, les bidons de 20 litres reviennent chers puisqu’ils sont vendus à des prix exorbitants quelquefois. D’ailleurs, en 2018, le mouvement des bidons jaunes a été lancé par les habitants d’un quartier de la Capitale qui ont exprimé leur mécontentement face à la pénurie récurrente d’eau. Et ce, malgré le ravitaillement en eau par des citernes de la JIRAMA à cause de la faible pression qui arrive à la pompe des usagers. « L’eau ne coule que la nuit et nous sommes obligés d’attendre que les bidons soient pleins pour aller dormir, sinon il n’y aura pas d’eau pour cuisiner, se doucher ou faire la lessive. Mais, il y a des moments où l’eau ne coule que deux heures de temps seulement la nuit », explique un habitant de cette périphérie sud de la Capitale. La faible production et distribution d’eau à cause du manque de matériels et d’infrastructures nécessaires ne permet pas à la JIRAMA de résoudre les problèmes d’eau à Antananarivo. Mais pour cette compagnie d’eau et d’électricité, les actions se focalisent dans la résolution des problèmes urgents, destinés à alléger le quotidien des habitants.  Le mouvement risque de s’étendre partout à Madagascar si jamais les prévisions des scientifiques sont avérées. Mais selon la JIRAMA, une diminution de 20% de l'eau est prévue en cette saison de sécheresse. D’ailleurs, la situation en septembre est meilleure qu'avant grâce aux actions qui ont été entreprises en préparation de la période d’étiage à ne mentionner que l’extension de la station Mandroseza II Bis (40 000 m3), les installations d'Unité de Traitement d'Eau Conteneurisées (UTC) 100m3/h x 8, le remplacement des anciennes canalisations, l’entretien de l'infrastructure de l'eau à partir de sa prise, en passant par le calcul de la station d'épuration, la production et l'amélioration de la distribution. Par ailleurs, des citernes points d’eau seront installées dans les zones fréquemment endommagée.

La Rédaction




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Editorial

  • Quid du sort de l’environnement !
    Le pays se dégrade. Un constat amer pour tout citoyen jaloux de l’avenir de la Nation. A en croire l’article dûment élaboré par notre confrère tout récemment « Destruction de l’environnement » (vendredi 2 décembre), la machine environnementale de la Grande île tourne à la vitesse marche arrière. Un article qui se doit vivement d’interpeller tous les acteurs de développement du pays dont entre autres les autorités publiques, les élus, la Société civile, les mouvements associatifs, les lanceurs d’information, les simples citoyens, la communauté de base, etc.

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