Publié dans Politique

Commission de l’océan Indien - Madagascar propose un Sommet des Chefs d’Etat

Publié le lundi, 26 décembre 2022


La Commission de l’océan Indien (COI) est présidée actuellement par Madagascar. C’est dans ce sens que le ministre malagasy des Affaires étrangères, le Général Richard Rakotonirina, a convoqué un Conseil des ministres extraordinaire en distanciel de ladite commission le 22 décembre dernier. A ce conseil en visioconférence, le ministre malagasy a annoncé l’intention de Madagascar d’organiser un Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement dans le courant de l’année prochaine. Le Conseil des ministres, selon le communiqué, a pris note de cette annonce faite par Madagascar ainsi que l’adoption d’un nouveau règlement intérieur de la COI.
Par ailleurs, deux points ont figuré à l’ordre du jour de ce Conseil des ministres extraordinaire à savoir évolutions institutionnelles et priorités de la présidence en exercice.
Évolution institutionnelle
Le Conseil des ministres a ainsi validé les grandes lignes du nouveau plan de développement stratégique (PDS) de l’organisation. Le PDS, dont la version finale sera soumise aux prochaines réunions des instances, a pour thème central “L’Indianocéanie en partage”. Il s’articulera autour de quatre axes qui ciblent une Indianocéanie : de résilience, de paix et de sécurité, d’échanges économiques et commerciaux renforcés, d’épanouissement humain et disposant d’une COI à l’architecture et partenariale modernisée.
Outre le PDS, cette session extraordinaire a été l’occasion de confirmer les appuis institutionnels de l’Union européenne et de l’Agence française de développement. En effet, l’UE octroie un appui en subvention de fonctionnement de 2,9 millions d’euros dont le contrat de subvention a été signé à la suite du Conseil des ministres. En complément, l’AFD a confirmé son soutien à hauteur de 6 millions d’euros. Ces appuis, au travers du projet “COI Horizon 2030” permettront à la COI de disposer de moyens renforcés pour traduire en actions les missions élargies confiées par les Etats membres et inscrites dans le PDS.
Priorités de la présidence en exercice
La présidence en exercice et le secrétariat général ont présenté les avancées sur trois priorités. En matière de sécurité alimentaire, le Conseil des ministres a pris note des actions en cours pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, notamment dans le cadre du projet SANOI financé par l’UE. Il s’agit notamment des actions de relance d’une filière régionale de semences conduites avec les centres nationaux de recherche CIRAD / FOFIFA / FAREI ainsi que le démarrage de quatre projets de subvention pour appuyer la production agricole et la promotion des pratiques agroécologiques à Madagascar et aux Comores. En complément, des actions de proximité pour la sensibilisation aux bonnes pratiques de nutrition à travers deux projets de subvention à Madagascar ont été lancées et le projet participe aussi au renforcement des laboratoires pour les normes SPS
En ce qui concerne la sécurité maritime, tous les membres du Conseil ont souligné l’importance de cette action emblématique de la COI. Avec l’appui de l’UE, la COI a mis en place une architecture régionale de sécurité maritime. Le Conseil des ministres a validé les grands axes d’un nouveau programme MASE pour accélérer l’opérationnalisation de l’architecture régionale.
En matière de relance économique, la COI a mis en place un comité technique régional sur la connectivité maritime qui comprend des représentants des États membres et des pays côtiers d’Afrique orientale. Une feuille de route est mise en place. Le Conseil des ministres a mandaté la COI afin de rechercher des financements pour poursuivre cette activité devant déboucher à une amélioration du service régional de transport maritime.
Enfin, le Conseil des ministres a souhaité apporté une attention particulière à la jeunesse. Ainsi, ils ont approuvé l’intégration d’une dimension “jeunesse” dans toutes les initiatives portées par la COI.
Ont pris part à cette session extraordinaire convoquée par Madagascar, le ministre malagasy des Affaires étrangères, Dhoihir Dhoulkamal, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, chargé de la Diaspora de l’Union des Comores,  Alan Ganoo, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et du Commerce international de la République de Maurice, Jean Claude Brunet, ambassadeur représentant la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la République française, Claude Morel, ambassadeur représentant le ministre des Affaires étrangères et du Tourisme de la République des Seychelles, Wilfrid Bertile, conseiller régional de la Région Réunion, et Gilles Hubert, vice-président du Département de La Réunion.
Les membres observateurs et partenaires ont également répondu présent en l’occurrence des représentants de l’Union européenne, de l’Agence française de développement, de l’Inde, de la Chine, du Japon, des Nations unies, de l’Organisation internationale de la Francophonie, de l’Ordre souverain de Malte, de la Banque mondiale ou encore de Cap Business océan Indien.
Recueillis par la Rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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