Publié dans Politique

Conseil des ministres - Près d’un demi-millier de hauts commis de l’Etat limogés

Publié le mardi, 27 décembre 2022


Sauf changement de dernière minute, il ne devrait y avoir de Conseil des ministres ce jour. La dernière réunion hebdomadaire de l’Exécutif s’est donc déroulée le 21 décembre dernier. Le compte-rendu de ce 43è Conseil des ministres de l’année 2022 rapporte entre autres décisions, le limogeage du directeur général de l’Institut national de la Statistique (INSTAT) après plusieurs mois sur la corde raide entre lui et le personnel. Le Conseil des ministres a abrogé sa nomination.
L’ex- DG de l’INSTAT est le dernier d’une longue liste d’environ 450 hauts commis de l’Etat qui ont été remerciés ou limogés, c’est selon, durant les douze derniers mois. Dans la liste des hauts fonctionnaires de l’Etat, dont les nominations ont été abrogées en Conseil des ministres, figure notamment l’abrogation de la nomination de l’ancien ministre des Affaires étrangères. Nommé en mars dernier à la tête du ministère sis à Anosy, Richard Randriamandrato, a été limogé mi-septembre dernier sur décision du Président de la République Andry Rajoelina. Il lui est reproché d’avoir pris seul la décision de vote en faveur de la résolution de l’ONU condamnant « les annexions illégales de la Russie en Ukraine », alors que la Grande île a toujours revendiqué faire partie des pays « non alignés ».
Un gouverneur a également prié de prendre la porte durant cette année. Suite à des soupçons de harcèlement sexuel, le gouverneur de la Région Alaotra-Mangoro a en effet été limogé en Conseil des ministres. Dans cette Région, un directeur régional de la Santé publique avait également créé un scandale relatif à un enregistrement téléphonique qui a fini par l’emporter. Des directeurs généraux ont aussi dû remettre leurs tabliers dans le courant de l’année. Pour ne citer à titre d’exemple que deux DG du ministère des Affaires étrangères. Pareil, le Conseil des ministres avait également limogé le DG du Centre Régional des Œuvres universitaires d’Antananarivo (CROUA) dans un contexte à l’époque de difficultés au sein de cet organe rattaché au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
A ce jeu des limogeages, des départements tels que le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation ou encore le ministère de l’Aménagement du territoire et de services fonciers raflent la plus grande part avec chacune plusieurs dizaines de limogeage cette année. Notons qu’à la suite de l’abrogation de leur nomination, nombre d’entre ces hauts fonctionnaires se retrouvent affectés à d’autres missions. D’autres au contraire disparaissent littéralement du tableau. Par ailleurs, il est utile de noter que les abrogations signifient bien souvent de nouvelles nominations. Les Conseils de ministre de l’année comptent autant de nouvelles nominations que de limogeages.
La Rédaction

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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