Publié dans Politique

Année 2023 - Six pays africains aux urnes

Publié le mercredi, 28 décembre 2022

Madagascar et au moins cinq autres pays africains connaîtront une année électorale en 2023. D'après le calendrier électoral, le Nigeria votera en février, la Sierra Leone en juin, le Liberia en octobre, la Grande île en novembre, la République démocratique du Congo en décembre et enfin le Gabon au second semestre de l'année prochaine. La Libye et le Soudan du Sud devraient aussi être sur la liste. Mais le processus est dans l'impasse dans ces deux pays.

Les grandes organisations mondiales, continentales et régionales avec les Nations Unies en tête ont toutes les yeux rivés sur ces pays depuis quelque temps déjà. Les grandes puissances avec les Etats-Unis et leurs adversaires directs comme la Chine et la Russie ainsi que les petites organisations locales en font autant. Elles accordent toutes de l'importance aux futurs scrutins en Afrique.

Celle-ci fait l'objet de toutes les convoitises. Le dernier sommet Afrique-Etats-Unis à Washington du 13 au 15 décembre derniers en est la manifestation parmi les plus éloquentes. L'on dirait que le continent tient l'équilibre du monde et il faudrait à tout prix le garder en paix. Voilà pourquoi le monde n'est pas resté insensible au moindre soubresaut qui s'y produit, surtout celui lié au processus électoral.

Querelles électorales

L'on suspecte toujours des mains manipulatrices derrière les conflits et autres faits politiques générés par les urnes à travers le continent. L'histoire moderne compte en effet les pertes humaines et économiques attribuées aux querelles électorales en Afrique. Les pays cités plus haut ont tous chacun connu leurs lots de disputes destructrices.

Le message de Paix du Pr Raymond Ranjeva à l'occasion de la Nativité de 2022 et du Nouvel An 2023, en sa qualité de président de l'Académie africaine des sciences religieuses sociales et politiques (AASRSP), s'inscrit certainement dans cette perspective. L'ancien juge international peint et dépeint en des termes simples et clairs l'état de la Paix sans citer aucun pays.

Son propos tourne évidemment autour de l'Afrique et des Africains. « Si les Etats refusent le droit à la Paix, ils veulent consolider de façon irréversible la banalisation de la guerre comme mode de solution et mode de relations dans le monde. Ecrasées, pourtant, par les difficultés, les populations, notamment africaines, ne cessent d'aspirer à la Paix afin de pouvoir vivre dignement. Aussi est-il légitime d'entonner tous ensemble un cantique appelant à la Paix. »

« La Paix dans le monde et dans les cœurs, une idée révolutionnaire face à la résiliation et au confort égoïste ; la Paix une idée neuve qui se substituerait aux appels à la défense des valeurs d'un monde qui se meurt, avec la paix des cimetières, pour proposer la construction d'un monde nouveau ; la Paix une idée simple, accessible à tous, appelle à cultiver l'amour et la pratique de la vérité, de la justice, de la compassion, du respect mutuel et des échanges ou partages. »

Vœux de paix à tout prix 

« La conjoncture contemporaine nous impose plus que jamais de donner un sens concret à la Paix : paix civile ou sécurité ; paix géopolitique qui implique justice, développement, respect de l'égale dignité de tous et enfin paix avec la création et l'humanité.

 Le passage de l'état du monde actuel à celui d'un monde de Paix signifie mettre fin aux oppressions et à l'injustice, arrêter la guerre et cesser le comportement de mépris à l'égard des contemporains, du monde et des générations suivantes.

L'avènement de ce monde requiert guérison de ses maux, transformation des mentalités et des structures, promotion des droits de l'homme, éradication de la corruption et de l'injustice, option pour le pari de la confiance. En définitive se préparer à une lutte permanente. »

L'AASRSP tiendra à Abidjan, en Côte-d'Ivoire, en 2023 un congrès ordinaire consacré à la Paix. « Face à l'immensité des défis qui interpellent, formons le souhait fort que le congrès d'Abidjan soit une contribution véritable à l'intelligence et à l'avènement d'un projet et d'une culture de la Paix pour l'épanouissement, la libération des esprits de l'Afrique et des Africains. Je vous appelle dès maintenant à apporter votre pierre à cette merveilleuse aventure », clame le Pr Ranjeva.

 

M.R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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