Publié dans Politique

Mesure drastique sur la vanille - Décision unilatérale prise par l’Union européenne

Publié le jeudi, 03 août 2023

Catégorique. Il y a quelques mois de cela, l’Union européenne, à l’occasion de la célébration de la semaine de l’Europe à Antananarivo, a exposé une mesure d’évolution du cadre réglementaire concernant l’accès au marché européen de certains produits. Notamment le niébé, le cacao ou encore la vanille. Concernant cette dernière, ce sont plutôt les résidus de nicotine qui vont être scrutés dans la mesure où la nicotine ne faisait jusqu’à présent pas partie des molécules recherchées lors des analyses de contaminants requises pour l’export. Désormais, du fait de la nouvelle réglementation, dès le 14 septembre prochain, la Limite maximale de résidus (LMR) est ainsi passée à 0,02 mg/kg au lieu de 0,01 mg/kg.

Face à cette mesure, le dernier Conseil des ministres a approuvé de faire toutes les démarches pour approcher la Commission européenne afin de demander la non-application des mesures qu'elle a prises pour limiter le taux maximum réglementaire de la présence de nicotine dans la vanille. Pourtant, la Commission européenne a établi cette limite du taux maximal acceptable à travers le règlement 2023/377 du 15 février 2023, concernant certains éléments dans les denrées alimentaires, dont la vanille. Cependant, il ressort des résultats des tests que 60% de la vanille malagasy contient de la nicotine qui dépasse le niveau maximum fixé par la Commission européenne, ce qui poserait un sérieux problème si tel est le cas car la vanille malagasy ne pourrait peut-être plus être exportée vers le marché européen. 

Inacceptable 

Car, bien que Madagascar produise 80 % de la vanille à l'échelle mondiale, elle est concurrencée par des pays comme l'Ouganda ou l'Indonésie, et par la vanilline de synthèse. Une condition inacceptable pour l’Etat malagasy qui tentera alors de tout faire son possible pour empêcher sa mise en œuvre. En effet, selon le dernier Conseil des ministres « La mesure prise ne repose sur aucune base scientifique ou technique, et Madagascar n'a pas eu l'occasion de s'exprimer sur son application par l'intermédiaire de notre représentant à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) avant d'être appliquée. Une "task force" sera immédiatement créée, composée du ministère de l'Industrialisation, du commerce et de la consommation, du ministère de l'Agriculture et de l'élevage et du ministère des Affaires étrangères et fera des recommandations directement à la Commission européenne ». Pour rappel, l’exportation de vanille est également soumise à des normes strictes de qualité et d’emballage. Le sous-vide est tout simplement interdit.  Il existe des restrictions d’exportation strictes pour la vanille mal préparée ou ayant un taux de vanilline faible et donc ne peut être exportée. D’après les exigences supplémentaires, la vanille de Madagascar ne doit pas avoir un taux d’humidité de plus de 38% pour la qualité gourmet. 

 

La rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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