Publié dans Politique

Mobilisation électorale - Le parti Freedom fustige la société civile

Publié le mardi, 08 août 2023

La révélation faite par le président de la CENI (Commission électorale nationale indépendante), lors de sa sortie médiatique de la semaine dernière, n’a pas laissé de marbre les observateurs politiques. Le président de la CENI a, en effet, révélé qu’ « une entité de la société civile a obtenu un financement d’1 million d’euros pour effectuer une mobilisation électorale. Après, elle rejette la responsabilité des faits sur la CENI après avoir fait une soi-disant évaluation. Que chacun assume ses responsabilités…Pourquoi ne pas commencer par une auto –évaluation de ce que vous avez fait pour amener les citoyens à s’inscrire avec votre subvention d’1 million d’euros ».

Le parti Freedom dans un communiqué signé par son secrétaire général, Haja Rasoanarivo, s’insurge sur les actions entreprises par cette entité d’une société civile. « Elle s’autoproclame donc organe d’évaluation d’une structure qu’elle n’a ni mise en place, ni financée. En vertu  de quel pouvoir et quelle légitimité ? » s’interroge le parti Freedom. Ce dernier qui se demande également sur «  les véritables actions qu’elle a menées pour sensibiliser et convaincre les citoyens de s’inscrire sur la liste électorale ». Et au Sg du parti de tirer lui-même la conclusion, «  si l’objectif de l’inscription des citoyens n’a pas été atteint, cette entité de la société civile a donc indubitablement une part de responsabilité ».

Le parti Freedom va un peu plus loin pour crever l’abcès «  de cette légitimité d’origine morale » de ces associations qui se réclament de la société civile et qui ont proliféré ces deux dernières décennies. « Elle utilise cette légitimité morale pour attirer la sympathie du public et les faveurs des bailleurs de fonds…Mais plus de vingt ans après, force est de constater que lesdites organisations de la société civile ont failli à leurs missions » fustige le Sg de ce parti proche du régime. Il s’interroge aussi si «  la société civile excelle dans tout ce qu’elle reproche depuis deux décennies aux divers organes étatiques, notamment l’absence de résultats, le manque de transparence des fonds alloués, le manque de redevabilité, l’inexistence du sens de la responsabilité et de l’auto-évaluation ».  Des mauvaises pratiques, d’après Haja Rasoanarivo, que la société civile prétendait éradiquer. « Mais les faits sont têtus, il y a un flou total autour des activités de la société civile, ce qui la discrédite par rapport aux pratiques qu’elle prétend combattre, ce qui explique largement l’absence de résultats révélée par le président de la CENI », conclut le Sg du parti Freedom.

Le bureau national du parti estime «  qu’il est temps d’évaluer la société civile malagasy et d’envisager sérieusement son encadrement juridique pour qu’elle soit un partenaire de l’Etat et non un satellite d’intérêts politiques nationaux ou étrangers…A faire de la mauvaise publicité de Madagascar sur la scène internationale pour pouvoir continuer à bénéficier des financements extérieurs »… 

 

La rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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