Publié dans Politique

Election présidentielle à Madagascar - Tout est fin prêt !

Publié le mardi, 14 novembre 2023

 Dans moins de 24 heures, les citoyens malgaches se rendront aux urnes pour élire leur nouveau président. Tout est prêt niveau logistique et technique, pour accueillir les électeurs, affirment les responsables au niveau de la Commission électorale nationale indépendante. L’heure est à l’acheminement des imprimés, des derniers équipements et matériels de vote vers divers centres de vote du pays. Ce lot est, sauf imprévu, déjà au niveau des Communes à l’heure actuelle et sera remis aux présidents de Fokontany et des bureaux électoraux lors des formations au niveau des Communes qui ont quasiment toutes pris fin. Les imprimés sensibles et le matériel de vote devraient ainsi arriver généralement ce jour au niveau des Fokontany.  

L’heure est aussi à l’ultime vérification de tout le dispositif au niveau de ces Fokontany. Les salles de classe dans les écoles publiques où sont installés la plupart des bureaux de vote vont être libérées ce jour dans la matinée ou au plus tard dans l’après-midi. L’installation devrait ainsi être finalisée cet après-midi dans la plupart des bureaux de vote du pays qui ouvriront leurs portes demain à 7 heures du matin. A quelques exceptions près, toutes les cartes d’électeurs ont été remises à leurs titulaires. La plupart des Régions, des Districts ainsi que des Communes et des Fokontany sont ainsi fin prêts à accueillir le scrutin. Les préparatifs des opérations électorales s’y étant déroulés sans incident majeur. Les candidats à l’élection ont fini de donner les mandats à leurs différents représentants dans les bureaux de vote. 

Mise en place de dispositifs sécuritaires 

La question sécuritaire, objet de toutes les attentions en cette période électorale, est aussi en place. Des sources au niveau du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation assurent que tout est également fin prêt de ce côté. Des dispositions ont été prises depuis cette nuit. Les zones sensibles, notamment les bureaux de vote, feront l’objet d’une surveillance accrue de la part des Forces de l’ordre. Ces dernières, en tenue civil, seront présentes aux abords des bureaux de vote du pays. Cependant, ils ne pourront pénétrer les bureaux de vote que sur réquisition des présidents des BV. L’Etat-major mixte opérationnel au niveau national (EMMONAT) affirme que des dispositions spécifiques sont prises pour garantir la sécurité des citoyens qui vont voter, des bureaux de vote ou encore des sections de recensement des matériels de vote.  

Par ailleurs, le préfet de Police d’Antananarivo souligne que toutes les manifestations sont interdites à Antananarivo et dans la Région d’Analamanga ces prochaines 48 heures, étant donné que la campagne électorale est terminée. L’EMMONAT appelle chaque citoyen au respect de la loi et affirme que toutes les dispositions seront prises pour permettre la bonne tenue du scrutin. Un message a été lancé à ceux qui pourraient être tentés de créer des troubles. « Les Forces de l’ordre n’hésiteront pas à appliquer la loi et traduire les auteurs de troubles devant les autorités compétentes », ont souligné les responsables au sein de l’EMMONAT durant une conférence de presse, hier dans l’après-midi.

Mise en garde contre toute infraction

A ce sujet, Justin Tokely, ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation et Narindra Navalona Rakotoniaina, procureure de la République près le Tribunal de première instance d’Antananarivo, tout en exhortant tous les acteurs à agir pour garantir des élections paisibles, ont mis en garde contre toute infraction susceptible d’entraver la liberté et à la sincérité du scrutin et du vote. Dans leurs messages respectifs et distincts, les deux responsables  rappellent les dispositions inscrites dans la loi organique relative au régime général des élections et des référendums. 

Notamment l’article 230 qui dispose que « Ceux qui par des actes ou omissions, même en dehors des bureaux de vote, ont porté atteinte ou tenté de porter atteinte à la sincérité du scrutin, violé ou tenté de violer le secret du vote, empêché ou tenté d’empêcher les opérations du scrutin, ou d’entraver le bon déroulement des opérations électorales ou qui par les mêmes actes ou omissions en ont changé ou tenté de changer les résultats, sont punis d’une peine de un (1) à cinq (5) ans d’emprisonnement et d’une amende de Ar. 600 000 à Ar. 6 000.000 ». L’article 231 quant à lui édicte que « Lorsque par attroupement, voie de fait ou menace, un ou plusieurs citoyens sont empêchés d’exercer leurs droits civiques, chacun des coupables est puni d’un emprisonnement de six (6) mois à deux (2) ans et de l’interdiction du droit de voter et d’être éligible pendant cinq (5) ans au moins et dix (10) ans au plus ». Le ministre rappelle par ailleurs qu’il est du droit de chaque électeur qui estime que son droit a été bafoué de porter l’affaire en justice au niveau des instances compétentes.

 

La Rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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