Publié dans Politique

Début 2024 - 
Les 31 premiers jours marqués de drames

Publié le mardi, 30 janvier 2024


Janvier 2024 s'achève finalement ce jour ! Mais quelle fin ! On peut dire que l'année commençante débute très mal car elle a été marquée par une succession de drames, qui l'ont endeuillée avec des faits qui se sont déroulés souvent dans le sang : décapitations et crime, viols mais surtout également des accidents meurtriers. A commencer par ces derniers faits. En effet, 2024 a démarré avec ce triste accident mortel associé à un délit de fuite survenu à Anosy, à 6h du matin, le 1er janvier dernier.
Mais la mort tragique de Mickaël, ce jeune scootériste de 18 ans qu'un conducteur de taxi-be avait renversé puis volontairement trainé sous son véhicule, sur une distance de 600 mètres avec sa moto avant que le chauffard ne s'était finalement immobilisé sur injonction de la Police, et la colère des passants, fut sans doute l'un des plus spectaculaires. Quelques jours à peine après cela, un autre jeune de 17 ans s'est tué également de façon effroyable au guidon de son scooter sur la voie rapide de Tsarasaotra. Cette fois-ci, la victime s'est encastrée sous un camion lors d'une course poursuite que le jeune motard s'est livré avec un autre.
Mais la liste des terribles et accidents de moto survenus durant janvier 2024, n'a pas été exhaustive. On n'en parle plus de ceux qui ont été provoqués par les taxis-brousse et les camions sur nos routes nationales. Andranomanelatra sur la Rn7 et Mandraka sur la Rn2 ont défrayé la chronique.
Mais 2024 s'ouvrait surtout aussi par cette série de meurtres barbares, notamment dans la Capitale. Celui de la petite Lalie (2ans) par son beau-père est le plus récent, le plus choquant, enfin le plus triste. La victime a vécu un véritable enfer avec une mère ivrogne, toujours absente et un beau-père violent sinon criminel, qui la battait souvent et sans raison.
Est-il nécessaire de rappeler encore la décapitation par meurtre rituel de la jeune Nathalie (14 ans), cette ancienne habitante d'Antsalovana, fait incriminé à un fou dangereux surnommé Tonton ou Johnny de Mangarivotra -Faravohitra. Cette triste affaire s'est soldée par l'incarcération provisoire pour complicité de deux gardiennes du sanctuaire pour le bain rituel d'Andranoro, le présumé meurtrier voulant y faire les restes de la victime une offrande.
Parallèlement à cela, une mère de famille d'Ambohidratrimo a subi également le triste et même sort que Nathalie. Malheureusement, on n'a toujours pas réussi à identifier son assassin, encore moins savoir le mobile de son acte.
Dans le Sud spécialement, ç'est bien pire. Des victimes, tout âge et tout sexe confondus, avaient été assassinées de cette même manière, toujours en lien avec le besoin de rites barbares et superstitieux.
Pour clore la liste des faits morbides de l'année commençante, signalons particulièrement l'explosion du nombre de viols enregistrés. Preuve que l'affaire est grave, 18 cas de viols ont été répertoriés. Généralement, les victimes sont des filles mineures. Et pourtant, plus le chef de l'Etat a annoncé une série de mesures draconiennes dont la castration à l'encontre des violeurs de mineures, plus il semble que le démon s'empare de ces derniers pour continuer leurs mefaits.


Franck R.


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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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