Publié dans Politique

ACTU-BREVES

Publié le lundi, 01 juillet 2024

La réforme du Code du Travail vers un cadre réglementaire plus moderne et adapté aux réalités actuelles.  Le Sénat a approuvé le Code du Travail révisé, marquant une étape significative dans la réglementation de l'environnement professionnel du pays. Après avoir reçu le feu vert de l'Assemblée nationale en juin dernier, ce texte a été adopté sans altération ni modification. Hanitra Fitiavana Razakaboana, ministre du Travail, de l'Emploi et de la Fonction publique, a souligné les éléments-clés et les nouveautés du nouveau Code du Travail lors des débats en commission et en séance plénière. Avant son application, le nouveau Code du Travail subira un examen à la Haute Cour constitutionnelle pour contrôle de constitutionnalité. Cette démarche vise à assurer que le Code respecte les principes démocratiques et l'Etat de droit. Le Code, mis à jour, concilie les demandes légitimes des salariés et les besoins d'une économie libérale axée sur l'entrepreneuriat et la liberté d'entreprise. Il s'intègre également dans une approche globale basée sur les valeurs démocratiques et la liberté individuelle, visant ainsi à harmoniser les intérêts des divers acteurs du monde du travail. La révision du Code du Travail de Madagascar représente une avancée majeure vers un cadre réglementaire plus moderne et adapté aux réalités actuelles du marché du travail dans le pays.

L’avenir de la filière maïs dans la région océan Indien au cœur des débats.  La chaîne de valeur du maïs à Madagascar est au cœur des discussions lors d’un atelier multi-acteurs qui se tient au ministère des Affaires étrangères à Anosy. La ministre Rafaravavitafika Rasata a souligné dans son discours d'ouverture que cet atelier s'inscrit dans le cadre de la politique étrangère, de la diplomatie économique, de la coopération régionale, de la coordination du partenariat et de la collaboration multiforme. Dans le cadre de cet atelier, le ministère des Affaires étrangères en collaboration avec le ministère de l'Agriculture et de l'Elevage, soutenus par la COI et ses partenaires, s'efforcent d'impliquer les principales parties prenantes nationales dans la réflexion sur l'avenir de la filière maïs à Madagascar. La Grande île est dotée de ressources essentielles pour le développement de la filière maïs, telles que des terres propices, une main-d'œuvre qualifiée et des conditions climatiques favorables. De plus, la présence d'entreprises et de professionnels déjà établis dans le secteur offre des opportunités de succès qu'il convient de multiplier. Ainsi, l'événement réunit une diversité d'acteurs du secteur, tels que des experts, des producteurs, des professionnels et des acteurs de terrain de la filière maïs, ainsi que des bailleurs de fonds et la Commission de l'océan Indien. L'objectif est d'identifier les facteurs clés du succès et de définir les stratégies à mettre en œuvre pour garantir le développement durable de cette filière.

Renforcement de l'accès à l'énergie à Madagascar. Deux lois majeures visant à renforcer l'accès limité à l'énergie à Madagascar ont été récemment adoptées par l'Assemblée nationale. Ces lois, adoptées le 28 juin dernier, ont pour objectif principal de dynamiser le secteur de l'énergie dans le pays, avec un impact significatif sur plusieurs régions. Le premier projet, connu sous le nom d'Initiative Angovo, vise à électrifier les zones rurales d'Androy, d’Anosy, du Melaky et du Menabe, ainsi que les Districts de Betioky, d’Ampanihy et de Toliara. Ce projet ambitieux a pour but de fournir de l'électricité à 130 localités de ces quatre régions à travers l'installation de 112 petites centrales solaires, également appelées mini-réseaux solaires. Le second projet, nommé Projet Ranomafana, se concentre sur la construction de centrales hydroélectriques le long de la rivière Ikopa. Cette initiative vise à exploiter les ressources hydrauliques disponibles pour générer de l'électricité de manière durable et écologique. L'objectif principal de ces projets est d'augmenter l'accès à une énergie propre et pérenne tout en favorisant le développement économique du pays. Selon le ministère de l'Energie et des Hydrocarbures (MEH), le projet Angovo permettra de fournir de l'électricité à 40 126 foyers, soit un total de 200 613 individus. De plus, 200 entrepreneurs, dont 30% sont des femmes, des établissements scolaires et 400 centres de santé bénéficieront également de ce programme. La mise en œuvre de ces projets permettra d'économiser 78 millions de litres de fioul lourd (HFO) par an, ce qui représente une économie de 352 milliards d'ariary en dépenses de carburant.

Le renouvellement des députés à Tsimbazaza bientôt.  La dernière réunion en session ordinaire à l’Assemblée nationale a été effectuée hier. Ceci marquant la fin de mandat des députés actuels. Ainsi, les nouveaux parlementaires élus lors de l’élection du 29 mai vont investir les lieux sous peu. Dans son discours de clôture hier, le président par intérim Rabenirina Jean Jacques a rappelé les travaux faits par les députés ces quatre dernières années. Il a par exemple cité que 125 projets de loi et 35 propositions de loi ont été discutés à la Chambre basse. En outre, 11 commissions ont été créées. Enfin, pendant les séances de questions-réponses avec l’Exécutif, 2076 questions ont été posées au Gouvernement Ntsay Christian. Enfin, le président a noté la création d’une commission qui a pour mission d’évaluer la politique de l’Etat et travaille en étroite collaboration avec la Cour des Comptes. Selon les textes, une réunion devrait se tenir par les nouveaux députés ce 9 juillet. Selon les prévisions, l’élection des nouveaux membres du bureau permanent et le futur nouveau président de l’Assemblée nationale sera le focus de cette rencontre.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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