Publié dans Politique

Atrocité de bandits
 - Deux hommes d'église assassinés de sang-froid

Publié le dimanche, 25 août 2024


Les actes de banditisme sont légion dans le pays, certes. Mais celui qui s'était produit vers 23h samedi dernier dans la Commune rurale d'Andranomadio à Mampikony dépasse vraiment les bornes ! Un pasteur d'église ainsi qu'un catéchiste y ont été assassinés froidement.
Les auteurs du crime, au nombre de 5, et qui sont équipés de fusils et d'objets tranchants, se sont infiltrés dans  le secteur de l'école biblique SP Sofia de l'église FLM locale, et  où se trouvent également les logements  des victimes, selon une source de la Gendarmerie.
L'intrusion des agresseurs dans le réduit n'aurait pas échappé aux  locataires. Et c'était justement afin de vérifier et voir ce qui était en train de se tramer chez eux que le catéchiste était poussé à quitter momentanément son appartement.
Mais à peine il eut mis le nez dehors qu'il a reçu de violents coups, qui l'avaient terrassé sur place. Paniqué devant la brutale et la soudaineté de l'agression, enfin surtout des appels au secours de son homologue, le pasteur aurait essayé de réagir afin de lui porter secours. Mais à son tour, les coups pleuvaient sur l'évangéliste, qui fut horriblement blessé.  De leur côté, son fils était intervenu à son secours. Mais le jeune fut également battu, tout comme sa mère d'ailleurs, ces deux derniers ayant été en même temps témoins à cette scène de violence inouïe.
Il a fallu évacuer le pasteur et l'évangéliste à l'hôpital. Leur état était critique, leur pronostic vital déjà engagé. Enfin, l'irréparable s'est produit : les victimes n'ont plus jamais émergé de leur coma.
Jointes au câble hier, les Forces de l'ordre se muraient dans un silence de cathédrale, n'autorisant pas de savoir si ce double assassinat s'est accompagné de vol chez les victimes, ou non. Impossible également de savoir s'il s'agissait d'un règlement de compte ou d'un acte de banditisme anodin. L'enquête suit son cours.


Franck R.
 

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Editorial

  • Désagrément séculaire
    Antananarivo, la ville basse, vit tous les ans les difficultés humainement gênantes dues aux caprices des eaux en période de pluie. En 1610, quand le Roi Andrianjaka, le demi-frère d’Andriatompokoindrindra, se décida de déménager le chef-lieu de son royaume d’Ambohimanga, à Analamanga, il ne comptait pas, à jamais d’ailleurs, s’installer sur la vaste plaine de Betsimitatatra mais il choisit le site d’une colline hautement perchée surplombant ladite plaine. Un choix délibéré et assumé ! Notons qu’Analamanga n’était pas un lieu inhabité. A son arrivée, des occupants s’y installaient déjà : les Vazimba. Ces derniers y vivaient paisiblement. Au moment où les guerriers – éclaireurs envoyés par le souverain d’Ambohimanga frappèrent à la porte, les Vazimba, premiers occupants de la Colline bleue n’ont pas déployé de la résistance. Ils obtinrent en revanche l’assurance de pouvoir se déménager à Antehiroka.

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