Publié dans Politique

Marc Ravalomanana - Insolent un jour, insolent toujours

Publié le dimanche, 24 novembre 2024

Chassez le naturel, il revient au galop. Marc Ravalomanana, l'ancien Président de la République, a une nouvelle fois montré son penchant pour l'autoritarisme et l'insolence lors d'un meeting en soutien à Tojo Ravalomanana, son fils, candidat à la Mairie de la Capitale. « « Non, pas de ça ! Les ordres viennent du Président (ndlr : de lui-même), pas de toi », devait-il ainsi affirmer à un collaborateur dont le seul tort a été de vouloir apporter une organisation au déroulement du meeting. La déclaration lapidaire de Marc Ravalomanana  suffit à rappeler à tous que le "patron" reste fidèle à son style. 

 

Ce comportement, souvent qualifié de suffisant, d’arrogant, d’autoritaire, n’est pas nouveau. Pendant sa carrière politique, il a accumulé les critiques pour ses manières de traiter ses collaborateurs, qu’ils soient ministres, Premiers ministres ou militaires. Tutoiement à outrance, ton condescendant, personne n’a échappé à ce caractère, qu’ils soient plus jeunes ou bien plus âgés. Force est de constater donc qu’il perpétue ce comportement aujourd’hui encore dans son entourage. 

Pour certains, l’ex- Chef d’Etat montre ainsi son assurance ou sa capacité à trancher. Plus nombreux sont ceux qui dénoncent toutefois son irrespect et son mépris des avis divergents. Cela s’est vérifié récemment à l’Assemblée nationale. Contre l’avis des députés de son propre parti TIM, il a imposé Siteny Randrianasoloniaiko comme chef de l’Opposition parlementaire, écartant ainsi des élus TIM pourtant bien placés dans la hiérarchie.

Même scénario pour les municipales à Antananarivo. Alors que des cadres du TIM espéraient être candidats, Marc Ravalomanana a choisi Tojo, son fils, comme porte-drapeau. Une décision perçue comme une nouvelle preuve de son autoritarisme.

Ces méthodes commencent à fatiguer jusque dans son propre camp. Tahina Razafinjoelina, ancien soutien et propriétaire du quotidien Tia Tanindrazana, a pris ses distances. Il est désormais candidat à la Mairie de Tana, soutenu par une plateforme rivale du TIM. D’autres figures proches, comme la chanteuse Bodo Razafindrazaka, ont également rompu les liens, elle aussi en faveur du candidat Tahina R.

La liste des défections s’allonge. Emilien Ramboasalama, ancien député TIM, soutient maintenant Harilala Ramanantsoa, candidate de la mouvance présidentielle. Même Maître Hanitra Razafimanantsoa, fidèle de longue date, ne soutiendra pas le candidat TIM désigné dans sa Commune d’Ampitatafika. Elle préfère appuyer son mari, écarté par Marc Ravalomanana lors des investitures…

Mais à 74 ans, doit-on encore envisager un changement de l’ex-Chef de l’Etat ? Pour beaucoup, ce caractère restera pour toujours ancré chez Ravalomanana. 

 

La Rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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