Publié dans Politique

Elections communales et municipales - Les ténors de l’Opposition humiliés

Publié le jeudi, 12 décembre 2024


A force de viser haut, on finit par tomber de plus haut. Les ténors de l’Opposition malgache en ont fait l’amère expérience lors des élections communales de mercredi dernier. Les premières tendances, distillées à petites gouttes par la CENI, révèlent une véritable débâcle pour les figures de proue de l’Opposition, Firaisankina et Kolektifa confondus.
Le premier à boire la tasse est Rivo Rakotovao. Son naufrage à Mahajanga, annoncé par lui-même sur les réseaux sociaux, est un régal pour ses détracteurs. Pour les observateurs, les querelles internes au sein du Firaisankina ont sabordé le bateau de l’Opposition. Cette plateforme s’est déchirée sur sa candidature. Dénonçant un parachutage, les pro-Siteny sont allés jusqu’à le déposséder du titre de candidat officiel du Firaisankina. L’ancien Chef d’Etat par intérim s’est vu contraint de candidater au nom unique de son parti HVM. Résultat : un échec pour le premier test électoral de Zoky Rivo Rakotovao comme il aime à s’appeler. L’ex-président intérimaire découvre ainsi que gouverner à la tête d’un parti moribond ne suffit pas à se faire aimer des urnes.
Crépuscule
Pendant ce temps, à Toamasina, candidat issu de la plateforme d’Opposition Kolektifa mais soutenu par l’autre plateforme rivale du Firaisankina, Roland Ratsiraka – qui n’en est pas à sa première campagne – est sur le point de se prendre un camouflet. Au vu de ses précédents succès électoraux, l’actuel député élu dans cette circonscription pense que Toamasina lui appartient. Mais les électeurs lui ont montré qu’ils en avaient assez et qu’il ne pouvait plus compter sur leur soutien. Quand les premières tendances sont tombées, il n’a d’ailleurs pas accepté la défaite. Au lieu d’admettre que les électeurs avaient d’autres priorités, il a préféré crier à la fraude, en parlant de fraudes électorales…
Dans la Capitale, le spectacle est tout aussi jubilatoire pour les pro-pouvoirs. Marc Ravalomanana, l’ancien Président, a pensé pouvoir transformer l’élection en affaire de famille. Il a imposé son fils Tojo comme candidat à la Mairie, en dépit des murmures de protestation à l’intérieur de son propre parti. Dépourvu du charisme paternel, l’héritier Ravalomanana se retrouve à l’heure actuelle en ballottage très défavorable, dans les tendances publiées par la Commission électorale nationale indépendante.
A Toliara, le tableau n’est guère plus reluisant pour l’autre cador du Firaisankina, Siteny Randrianasoloniaiko. Son poulain, soutenu par les pro-Siteny, s’est fait battre à plates coutures. L’Opposition espérait, en lançant ses ténors dans l’arène, pouvoir damer le pion aux tenants du régime actuel. Au final, la question qui va inévitablement se poser est de savoir si ces élections communales ne vont pas être un crépuscule pour ces ténors de l’Opposition…
La Rédaction



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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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