Publié dans Politique

Opposants sans scrupules - Des putschistes en puissance

Publié le jeudi, 23 janvier 2025

Un groupe de soi-disant ray aman-dreny refait surface. Ces personnalités se prétendent prêtes à "guérir" le pays. Mais tout observateur de la vie politique n’est dupe. En réalité, elles veulent surtout semer la confusion et déstabiliser le pouvoir en place.

Parmi ces « anciens », on retrouve des noms familiers. Christine Razanamahasoa, ancienne présidente de l'Assemblée nationale évincée, Raymond Ranjeva et son épouse, le Général Désiré Ramakavelo, et le Pasteur Roger Randriamisata, dont les moins jeunes se rappellent de la mutinerie des FIGN il y a une quinzaine d’années maintenant, sont les plus connus. Ces figures, dont plusieurs avaient déjà tenté de s'opposer au Gouvernement en 2023, reviennent aujourd'hui devant la scène, prétendant être les sauveurs du pays. Mais ce qu’ils cachent, c’est une volonté de renverser l'ordre démocratique.

Personne n’a oublié qu’en 2023, plusieurs de ces opposants avaient cherché à installer un régime de transition en écartant toutes les institutions du pays, et en particulier la Présidence par intérim, le Sénat et la Commission électorale. Sous couvert d’une plateforme de médiation, ces personnes avaient tenté en vain de repousser l’élection présidentielle pour pouvoir prendre le pouvoir. Leur projet avait échoué. Le pays a poursuivi son chemin vers des élections régulières et démocratiques. Et les institutions ont été renouvelées dans le respect de la loi, à savoir la Présidence, l’Assemblée nationale et les Mairies du pays.

Malgré leurs échecs, ces personnalités n'ont vraisemblablement pas renoncé. En ce début d’année 2025, elles refont surface, comme si elles n'avaient rien appris. Mais le peuple malgache, fatigué des crises et des troubles, n'a plus de place pour ces jeux politiques. La population veut la paix et le développement, pas une nouvelle instabilité. Et ces politiciens, dont plusieurs sont des has-been, qui n’ont aucune base populaire et qui n’ont même pas été élus lors des dernières élections, continuent à rêver d’un pouvoir qu'ils ont perdu ou jamais eu. Christine Razanamahasoa n’a pas été réélue députée. Raymond Ranjeva, le Général Ramakavelo et le Pasteur Randriamisata n’ont aucun soutien populaire connu derrière eux. Ils n’ont aucune légitimité. 

Pour beaucoup, ces politiciens ne devraient même plus être sur la scène politique. Ils devraient penser à profiter de leur retraite et à passer du temps avec leurs familles. Mais au lieu de cela, ils tentent à nouveau de semer la division. Ce groupe d'opposants se présente comme des sauveurs, alors qu’en réalité, ce sont des putschistes en puissance, prêts à tout pour déstabiliser le pays. Leur retour ne fait qu'attiser les tensions, alors que la majorité des Malgaches aspirent à la stabilité. 

La Rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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