Publié dans Politique

Energie - Rajoelina plaide en faveur d’une révolution salutaire pour l’Afrique

Publié le mardi, 28 janvier 2025

« Alimenter l’Afrique pour une énergie fiable, abordable, inclusive, durable et propre pour tous », tel est le thème du sommet africain pour l’énergie Mission 300, qui se tient depuis lundi à Dar-Es-Salam en Tanzanie et auquel prend part le Président Andry Rajoelina. Durant sa prise de parole, le Chef de l’Etat a mis l’accent sur l’importance de l’accès à une énergie fiable et durable aux populations africaines. D’emblée, il a salué les engagements des bailleurs de fonds internationaux afin de garantir des aides adaptées aux besoins spécifiques de chaque pays tout en rappelant l’importance d’apporter un changement dans la vie de chaque citoyen africain grâce à des opportunités et des perspectives. 

En évoquant la situation de Madagascar, le Chef de l’Etat a fait part de la stratégie du régime dans le cadre de la transition énergétique et qui consiste, en l’occurrence, à la production de 1000 Mégawatts d’énergie issue de sources solaires et hydroélectriques dans les quatre prochaines années. Ce projet bénéficiera d’un important investissement de l’Etat et du secteur privé. Sur le long terme, l’Etat malagasy envisage la mise en œuvre de grands projets hydroélectriques qui permettront d’ajouter une production supplémentaire de 380 MW sur le réseau national. 

Appel à la solidarité

En tant que fervent partisan du panafricanisme, le Président Andry Rajoelina a lancé un vibrant appel à une  solidarité renforcée entre les pays africains et à une mobilisation accrue des ressources pour concrétiser cette vision. « Ensemble, nous avons le pouvoir de changer le cours de l’histoire. Une Afrique lumineuse, prospère et souveraine est à notre portée, à condition d’agir maintenant, avec foi et détermination » a – t – il déclaré. 

Une déclaration de l’énergie de Dar-es-Salaam ainsi qu’une série de pactes nationaux pour l’énergie figurent parmi les engagements pris à l’issue de ce sommet et qui serviront de feuilles de route avec des objectifs spécifiques pour chaque pays ainsi que des échéances pour la mise en œuvre des réformes. Cette rencontre en haut lieu organisé par le gouvernement de la République-Unie de Tanzanie, l’Union africaine, la Banque africaine de développement et le Groupe de la Banque mondiale, vise à stimuler les réformes, mobiliser des financements et constituer des partenariats pour la transformation énergétique de l’Afrique. Le sommet a réuni des Chefs d’Etat, des décideurs politiques et des partenaires financiers internationaux pour discuter de solutions concrètes visant à accélérer la transition énergétique sur le continent. 

Des échanges déterminants

En marge du sommet, le Président Andry Rajoelina a eu l’occasion d’échanger avec plusieurs personnalités importantes telles que le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, ainsi que le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, qui ont salué les efforts de Madagascar en matière de transition énergétique et ont réaffirmé leur soutien au pays. 

Le Chef de l’Etat malagasy a également pu s’entretenir avec le directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), Bo Li, pour discuter des enjeux climatiques, énergétiques et économiques qui structurent le développement durable de Madagascar. Le Président a fait part des projets révolutionnaires qui sont mis en œuvre pour réduire la dépendance aux énergies fossiles, en mettant l’accent sur les énergies renouvelables et les infrastructures comme le pipeline de 90 km dans le Sud, financé par le Fonds pour la résilience et la durabilité (FRD). Il a également insisté sur les efforts de l’Etat en vue de redresser la JIRAMA, grâce à des parcs solaires capables d’économiser 100 millions USD par an. 

Le directeur général adjoint du FMI a, quant à lui, salué les efforts de Madagascar face aux défis climatiques et a réaffirmé le soutien de l’institution par des financements ciblés pour les énergies renouvelables et un appui à l’élaboration d’une stratégie nationale pour la finance climatique.  

S.R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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