La saison des pluies pose des défis majeurs pour Antananarivo, surtout dans les bas quartiers nécessitant la réhabilitation des infrastructures de drainage et la relocalisation des habitants situés dans les secteurs à risques. Pour les familles déplacées, un programme de relogement sécurisé a été mis en place, offrant un cadre de vie décent et durable. Hier, le Président de la République, Andry Rajoelina, a constaté l'avancement des travaux sur les sites du canal C3 à Namontana et d'Andavamamba du projet PRODUIR. « Ce projet est crucial pour améliorer les conditions de vie des Tananariviens. Nous ne pouvons pas laisser des milliers de familles sous la menace des crues chaque année. Ce projet va bien au-delà d’un simple relogement, il représente une transformation sociale, offrant aux familles mal logées un cadre de vie décent et durable", a déclaré le Président. Il a aussi insisté sur la nécessité de mesures strictes contre l'urbanisation sauvage et a appelé à un changement de mentalité face aux comportements nuisibles, tels que le dépôt de déchets dans les canaux. « Ce n’est pas seulement un projet de construction, c’est un engagement pour l’avenir », a conclu le Chef de l’Etat.
Une nouvelle ville dans la ville
Les 29 blocs d’habitation construits à Andavamamba respectent l’architecture malgache tout en intégrant des infrastructures modernes. Chaque bloc comprend 87 logements pouvant accueillir un total de 87 familles, avec une moyenne de trois familles par unité. Le coût moyen par logement est estimé entre 10 000 et 12 000 dollars, soit environ 3 000 dollars par famille. De plus, ces nouvelles habitations seront équipées de panneaux solaires pour assurer leur autonomie énergétique et seront raccordées à la JIRAMA pour l’eau et l’électricité. Un marché central sera également établi pour dynamiser l’économie locale et faciliter la vie des résidents. Il est à noter que les familles avaient le choix entre une compensation financier et ce relogement gratuit. L’inauguration officielle des logements est prévue avant la fête de l’Indépendance.
Nikki Razaf