Cette mesure fait partie des ajustements budgétaires appliqués suite à la réduction décidée lors de l'adoption de la LFI 2025. Le démantèlement du dispositif de protection pour les députés s'inscrit dans une politique plus large de restrictions budgétaires. Il est à noter que bien que les gardes du corps ne soient pas obligatoires pour les parlementaires, ceux-ci peuvent toujours formuler une demande pour des raisons de sécurité qui sera examinée par l'Assemblée nationale. Cependant, le coût financier de cette mesure incombera à l'institution elle-même.
Cette décision s'inscrit aussi dans le cadre de la stratégie gouvernementale visant à réduire le budget de chaque institution publique afin de canaliser les ressources vers les grands projets de développement. Les ministères et institutions sont ainsi soumis à des restrictions budgétaires pour garantir la réalisation des objectifs nationaux de développement. La première session parlementaire ordinaire prévue au mois de mai sera l'occasion pour les députés de se pencher sur la Loi de finances rectificative (LFR), avec la possibilité d'apporter des amendements et propositions pour optimiser le fonctionnement de la Chambre basse. Les débats à venir promettent d'être cruciaux pour déterminer les priorités budgétaires dans un contexte de restrictions financières.
Nikki Razaf