Un responsable de l’Agence portuaire maritime et fluviale (APMF) se retrouve aujourd’hui dans une situation délicate. Le directeur des ressources humaines de cette agence, ainsi qu’un membre de sa famille, ont été placés en détention provisoire après leur présentation devant le Parquet du Pôle anti-corruption (PAC) d’Antananarivo, respectivement les 25 et 31 mars 2025. Un autre membre de leur famille a également été entendu par la Justice et placé sous contrôle judiciaire.
Ces décisions judiciaires font suite à une enquête menée par le Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO) concernant des soupçons de corruption dans les recrutements effectués au sein de l’APMF. Depuis plusieurs années, l’agence aurait reçu des plaintes signalant des irrégularités dans ses procédures d’embauche.
D’après le BIANCO, les investigations ont mis en évidence plusieurs anomalies dans les recrutements effectués entre 2015 et 2024. Il est notamment question de possibles conflits d’intérêts entre un membre de la commission de recrutement et six personnes embauchées récemment. Par ailleurs, certains documents administratifs examinés par les enquêteurs présenteraient des incohérences. Des échanges téléphoniques et des interactions sur les réseaux sociaux entre différentes personnes concernées auraient également attiré l’attention des enquêteurs.
Toutefois, l’enquête est encore en cours, notamment sur les recrutements réalisés en 2024. L’objectif est de déterminer l’ensemble des responsabilités et de vérifier si d’autres personnes pourraient être impliquées dans cette affaire. Il est important de rappeler que les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence tant qu’aucune décision judiciaire définitive n’a été rendue.
La Rédaction