Retour des reliques de l’Ampanjaka Toera. La cérémonie de rapatriement des reliques de l'Ampanjaka Toera, ainsi que des deux militaires qui l'accompagnaient, marquera un moment historique pour Madagascar. Prévue pour ce 14 avril à Paris, cette cérémonie se déroulera dans un cadre solennel, avant que les reliques ne soient transportées à Antananarivo, la Capitale malgache. Conformément aux dispositions du dernier Conseil des ministres, les objets sacrés seront d'abord conduits à l'ambassade de Madagascar à Paris en attendant leur vol vers leur terre natale. Cet événement, d'une grande portée symbolique, sera honoré par la présence de plusieurs rois de Madagascar, qui participeront à la cérémonie officielle prévue à Antananarivo. Une fois arrivées dans la Capitale, les reliques seront ensuite transférées à Belo sur Tsiribihina. Le Gouvernement malgache, par l'intermédiaire du ministère de la Communication et de la Culture, a déployé des efforts considérables pour organiser cette restitution, mettant en lumière l'importance de l'héritage culturel dans l'identité nationale. Le rapatriement des reliques de l'Ampanjaka Toera représente non seulement un retour physique d'objets sacrés, mais aussi une réaffirmation des valeurs et de l'histoire qui unissent le peuple malgache. Ce moment est attendu avec impatience par la nation, qui voit en lui une occasion de célébrer son passé et d'affirmer son identité culturelle sur la scène internationale.
Projet de parc solaire sur la rocade Tsarasaotra – Ivato, des expropriations à venir. Il y aura des changements significatifs sur cette zone, avec l'annonce récente du Conseil des ministres concernant l'expropriation de terrains appartenant à des propriétaires et habitants de la région. Ce décret, qui déclare d'utilité publique les travaux associés à l'installation d'un parc solaire de 100MW et à l'aménagement du projet Lac Iarivo, marque une étape cruciale dans le développement durable de la zone. Les expropriations concerneront les terrains et bâtiments situés le long de la rocade, entre le PK 2,5 et le PK 5,9, et pourront être réalisées à l'amiable ou selon les procédures formelles liées à l'utilité publique. Ce projet de parc solaire, initialement prévu pour être installé sur le lac d’Ivato, a été redéployé vers la zone de Tsarasaotra après une étude de faisabilité approfondie. Cette décision témoigne de la volonté des autorités de maximiser l'impact positif du projet sur l'environnement tout en répondant aux besoins énergétiques croissants de la région. Le site, qui doit être opérationnel avant le Sommet de la communauté de développement d'Afrique australe (SADC), est un élément clé de la stratégie de développement durable et de transition énergétique du pays.
Invasion de criquets migrateurs, mise en place d’une base aérienne mobile. Face à l'invasion acridienne qui dévaste les cultures agricoles dans la Région d’Anosy à Madagascar, une opération d'urgence a été lancée. Le Gouvernement malgache, en collaboration avec la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), a mobilisé le Centre de lutte antiacridienne de Madagascar (IFVM). Cette intervention rapide vise à éradiquer les essaims de criquets qui menacent la sécurité alimentaire de la population. Selon les autorités, plus de 2 000 hectares de terres agricoles ont déjà été traitées par pulvérisation aérienne, notamment à l'aide d'hélicoptères, ciblant des zones cruciales comme les champs de sisal à Berenty. Des équipes au sol ont également mené des opérations de pulvérisation dans d'autres Régions touchées, à Belambo et Anjahamahavelo. Pour optimiser l'efficacité de la lutte, une base aérienne mobile, équipée d'un hélicoptère Airbus AS 350 B3, a été déployée pour soutenir les interventions terrestres. Cette action s'inscrit dans le cadre d'un programme national de lutte antiacridienne ambitieux, s'étendant sur quatre ans (2024-2028), dont la phase actuelle (2024-2025) concentre ses efforts sur l'éradication de cette menace actuelle. L'ampleur de l'opération souligne l'urgence de la situation et la détermination des autorités à protéger les récoltes et les moyens de subsistance des populations affectées.
L'Union européenne (UE) et Madagascar entretiennent un partenariat solide et stable qui se renforce alors que d'autres acteurs sur la scène internationale adoptent des mesures protectionnistes. Alors que les Etats-Unis imposent des droits de douane de 47 % sur les produits malagasy, l'UE se positionne comme un partenaire commercial privilégié, offrant un accès sans précédent au marché européen. Roland Kobia, ambassadeur de l'UE auprès de Madagascar, a souligné l'importance de cette relation en rappelant que l'UE accorde depuis des années un accès préférentiel à ses marchés grâce au régime « Tout sauf les armes » et à l'accord de partenariat économique. Avec l'Europe, représentant le premier client de Madagascar et absorbant 30 % de ses exportations, cette relation est cruciale pour l'économie malagasy. Kobia a précisé que des milliers de produits malagasy peuvent entrer sur le marché européen sans droits de douane ni restrictions quantitatives, ce qui ouvre les portes d'un marché de 450 millions de consommateurs disposant d'un fort pouvoir d'achat. Cette dynamique souligne non seulement le soutien économique que l'UE apporte à Madagascar, mais aussi la prévisibilité et la fiabilité de ce partenariat face aux incertitudes du commerce mondial. En effet, l'UE se positionne non seulement comme un partenaire commercial, mais aussi comme un allié stratégique, œuvrant pour le bien-être des producteurs et des consommateurs malagasy dans un monde économique en perpétuelle évolution.