Publié dans Société

Artisanat solidaire - Des jeunes en situation de handicap formés au crochet

Publié le mardi, 15 juillet 2025
A travers cette action, le ministère vise un objectif clair : faire de l’artisanat un levier d’autonomie pour ces jeunes, trop souvent laissés de côté A travers cette action, le ministère vise un objectif clair : faire de l’artisanat un levier d’autonomie pour ces jeunes, trop souvent laissés de côté Crédit photo : MTA

Dans un pays où l’insertion des personnes handicapées reste encore un combat quotidien, une initiative vient apporter un souffle nouveau. A Antananarivo, 50 jeunes sourds, issus du centre AKA.MA (« Akanin’ny Marenina Ivo Hay ») s’apprêtent à suivre une formation en crochet, dans le cadre du projet « Sambatra », lancé par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat (MTA). La première vague, composée de 10 jeunes, a déjà démarré les cours le 14 juillet dernier au Centre national de l'artisanat malgache (CENAM), situé à Andavamamba, ce dernier mettant à disposition ses formateurs pour accompagner ces apprenants tout au long du programme.

 

A travers cette action, le ministère vise un objectif clair : faire de l’artisanat un levier d’autonomie pour ces jeunes, trop souvent laissés de côté. « Le but n’est pas seulement de les occuper, mais de leur donner également une vraie chance de construire leur avenir avec leurs propres mains », a souligné Viviane Dewa, ministre du Tourisme et de l’Artisanat, également en charge de ce projet. Cette démarche s’inscrit aussi dans un effort plus large de valorisation de l’artisanat local, où des métiers manuels comme le crochet ou le tissage trouvent un nouvel écho dans l’économie sociale.

 

 

Opportunité

 

Mais derrière les discours officiels, ce sont les perspectives concrètes qui donnent tout son sens au projet. A la fin de leur mois de formation, les jeunes auront l’opportunité de faire un stage en entreprise chez Lenka, une société partenaire du programme. Mieux encore, certains pourraient décrocher un emploi direct à l’issue de cette période d’essai. Un espoir réel pour ces jeunes, dont la plupart n’ont jamais eu accès à un parcours professionnel structuré. « Je n’ai jamais eu cette chance avant (…) Aujourd’hui, je voudrais prouver que je peux réussir moi aussi », nous confie timidement Nantenaina, 21 ans, interprétée par son éducatrice. Le projet a vu le jour grâce à une convention de partenariat signée le 10 juin, entre le ministère, l’AKA.MA et l’entreprise Lenka. Plusieurs autres partenaires ont apporté leur soutien logistique, notamment en fournissant les matières premières comme le raphia ou les outils pédagogiques. Lors de l’ouverture officielle de la formation, plusieurs personnalités ont fait le déplacement, dont le député Liva Rason et des représentants de l’Eglise luthérienne malagasy. Une présence symbolique forte, montrant que ce combat pour l’inclusion commence enfin à trouver un écho là où l’on ne s’attendait pas.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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