Publié dans Politique

Actu-brèves

Publié le lundi, 01 décembre 2025

BIANCO Mahajanga renforce ses capacités opérationnelles grâce à la formation et digitalisation. Le Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO) réaffirme son engagement envers la professionnalisation de ses équipes et sa volonté de s'intégrer pleinement dans la dynamique nationale de digitalisation. Dans cette optique, le BIANCO de Mahajanga a lancé mercredi dernier une formation intensive de cinq jours destinée à ses investigateurs opérationnels. Soutenue par le Projet de renforcement de la gouvernance par la digitalisation (PREGODI), cette initiative vise à améliorer significativement les compétences techniques et opérationnelles des équipes. L'ouverture officielle de la formation a été présidée par le directeur général du BIANCO, Gaby Nestor Razakamanantsoa, aux côtés de Lalaotiana Francia Ravaonoro, représentante du PREGODI. Cet événement souligne l'importance stratégique accordée par l'institution au renforcement des capacités de ses antennes régionales. L'objectif principal est d'équiper les investigateurs avec des techniques d'enquête modernes pour accroître l'efficience et la qualité des investigations menées dans la lutte contre la corruption. Cette formation s'inscrit dans une démarche plus large visant à optimiser les résultats des enquêtes et répondre aux défis croissants en matière de transparence. Elle précède également l'événement "Rodorodon'ny Fanambaram-pananana" qui s’est tenu le 28 novembre 2025. Cette journée spéciale a été consacrée à la collecte des déclarations de patrimoine, à la sensibilisation des citoyens et des agents publics, ainsi qu'au recensement des personnes assujetties à Mahajanga.

 

Le projet de Loi des finances 2026 entre les mains des sénateurs. Après son adoption assortie de plusieurs amendements à l’Assemblée nationale, le projet de Loi de finances pour 2026 arrive cette semaine sur les bancs du Sénat. Les discussions s’annoncent vives, tant le texte comporte des mesures susceptibles d’impacter directement la production nationale et le pouvoir d’achat. Parmi les points les plus débattus figurent la demande d’immunité pour les agents des douanes, l’instauration d’une nouvelle taxe sur les opérateurs téléphoniques, ainsi que l’augmentation de l’imposition pour les salariés percevant plus de 4 millions d’ariary. Le projet prévoit également une taxe sur le blé et la suppression des droits de douane sur le riz importé. Ces dispositions, aux effets potentiellement significatifs sur différents secteurs économiques, seront passées au crible par les sénateurs. Le vote de ce texte déterminera les grandes orientations budgétaires et fiscales du pays pour l’année à venir.

 

Le réseau malagasy de journalistes d’investigation, Malina, a officiellement lancé « The Investigator’s Lab », une initiative ambitieuse visant à renforcer les capacités d’investigation à travers le pays. La première édition de cet événement, tenue à l’IKM Antsahavola, a débuté par la projection du documentaire percutant « CSB Valamaty », suivi d'ateliers pratiques destinés à perfectionner les compétences des journalistes malagasy. Le film a mis en lumière les défis critiques auxquels sont confrontées les populations rurales en matière d'accès aux soins de santé. Il a notamment dénoncé la situation alarmante des centres de santé communautaires (CSB) promis depuis 2018 mais dont la construction reste inachevée, laissant les habitants, et particulièrement les femmes enceintes, exposés à des risques sanitaires majeurs. Au cours d'une masterclass, Fah Andriamanarivo, rédacteur en chef de Malina, a partagé les leçons apprises lors de conférences internationales tenues à Johannesburg et Kuala Lumpur. Il a insisté sur l'importance cruciale d'intégrer les outils numériques modernes, tels que l'Open Source Intelligence (OSINT) et le journalisme de données (datajournalisme), dans les enquêtes. Ces techniques sont jugées essentielles pour aborder avec rigueur des sujets complexes comme les questions environnementales et la gouvernance publique. L'objectif de Malina est de tisser un réseau d'investigation dynamique sur l'ensemble du territoire malagasy, contribuant ainsi à une meilleure redevabilité et une information de qualité pour tous les citoyens.

 

Fil infos

  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés
  •  Refondation - « Halte à l’infantilisation ! » dixit le cardinal Tsarahazana 

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff