Publié dans Politique

Construction illicite devant l’EPP de Behoririka - La balle dans le camp de la CUA

Publié le mardi, 09 avril 2019

La démolition du nouveau bâtiment situé devant l’Ecole primaire publique de Behoririka avait fait grand bruit à la fin du mois de mars dernier. Près de deux semaines plus tard, les personnes qui sont passées devant le bâtiment n’ont pas manqué de remarquer que les travaux de démolition semblent être en suspens.  Si le rez-de-chaussée du bâtiment est presque entièrement détruit, les étages supérieurs sont toujours intacts. Une situation qui a créé une polémique sur les réseaux sociaux. Face à cette situation, des précisions ont été apportées par le ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Habitat et des Travaux publics. Dans une communication hier, ce département ministériel rappelle que la poursuite de l’action de démolition du bâtiment est de la responsabilité de la Commune urbaine d’Antananarivo, qui doit notifier le propriétaire du bâtiment.


Le ministère rappelle à ce titre la loi 2015-052 relative à l’urbanisme et à l’habitat qui dispose dans son article 224 que : « Dans tous les cas d’inobservation des règlements relatifs aux permis de construire et/ou de lotir, le maire peut ordonner : soit la mise en conformité des constructions et des lotissements autorisés ; soit la démolition des constructions irrégulières en vue du rétablissement des lieux dans leur état antérieur ». En application de cet article, le ministère a envoyé une lettre au Secrétaire général de la Commune urbaine d’Antananarivo pour inviter cette entité à « procéder à la notification du présumé propriétaire du bâtiment, sujet de démolition sis à Behoririka, pour poursuivre l’action de démolition en vue du rétablissement des lieux dans leur état antérieur ». Il est donc de la responsabilité de la CUA de notifier et de faire le suivi de la finition de la … destruction.
Pour rappel, à la fin du mois dernier, la CUA et le MAHTP avaient chacun à leur niveau, pris deux décisions, en faveur de l’arrêt des travaux de construction et démolition du bâtiment. Les autorités ont ainsi initié la démolition du bâtiment. Le non respect des règles de l’urbanisme, le défaut d’un permis de construire et les irrégularités dans le titre de propriété foncière sont autant de raisons évoquées pour cette démolition située sur le terrain de l’EPP de Behoririka.
Recueillis par Lalaina A.

Fil infos

  • La Vérité devient hebdomadaire
  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff