Publié dans Politique

Manandafy Rakotonirina - Une idéologie fédératrice

Publié le lundi, 30 décembre 2019

La liste des personnalités et politiciens ayant assisté à la cérémonie commémorative de feu Manandafy Rakotonirina, qui s'est tenue au Kianjan'ny Kanto à Mahamasina vendredi dernier, est longue. Ils viennent d'horizons différents. Ils sont même des rivaux politiques pour la plupart. Si les uns sont au pouvoir, les autres viennent carrément de l'opposition. Ce sont ainsi des gens ayant des visions diamétralement opposées surtout en ce contexte de disputes ravivées par les dernières élections municipales / communales.

 

Malgré la divergence de vues, les responsables et politiciens présents à Mahamasina ont su faire taire leurs ambitions personnelles. Ils ont pu s'entendre durant le moment de rencontre « conviviale » autour de la personne du politicien qui était allé rejoindre ses ancêtres l'an passé. Par ailleurs, l'événement a été organisé deux jours après la célébration de la fête de la Nativité. Le temps est alors à la fraternisation et non à la diabolisation mutuelle comme c'est le cas presque toujours entre des citoyens connectés sur les réseaux sociaux.

Manandafy Rakotonirina créait officiellement le parti Manda ho fanavotana an'i Madagasikara (MFM) le 27 décembre 1972. Beaucoup se joignaient à l'ancien secrétaire général du parti Madagasikara Otronin'ny Malagasy (Monima) à l'époque. Avec le fondateur de ce dernier, Monja Jaona, et celui du parti Vonjy iray tsy mivaky (Elan populaire pour l'unité nationale, VITM), Dr Marojama Razanabahiny, Manandafy Rakotonirina était un élément remarquable de la bande des « 3M ».

D'inspiration marxiste, l'idéologie véhiculée par le parti MFM a toujours une force fédératrice. Ses adeptes s'éparpillent dans tout le pays et même dans le monde. Ils sont toujours actifs et observent de très près l'évolution de la gestion des affaires étatiques. La preuve en est l'annonce faite par des têtes pensantes de cette formation politique en conférence de presse, vendredi dernier. Les politiciens venus honorer l'invitation du Kianjan'ny Kanto Mahamasina sont tous en quelque sorte des héritiers des idéaux défendus par le MFM.

Dédié aux activités artistiques et culturelles, le lieu géré par le député-artiste Paul Bert Rahasimanana accueille de temps à autres des manifestations à caractère purement politique. Par exemple, le 42e anniversaire du parti Andry sy reharehan'i Madagasikara (Action pour la renaissance de Madagascar, (AREMA) y était célébré le 19 mars 2018. Le parti de l'ancien Président Didier Ratsiraka était officiellement fondé le 19 mars 1976. MFM et AREMA étaient des adversaires dans le temps.

M.R.

Fil infos

  • Service public - 65 000 agents accéderont au statut de fonctionnaire
  • Polyclinique Ilafy - Arrêt des séances d’hémodialyse
  • Administration publique - Relance de l’intégration des agents non encadrés de l'Etat 
  • L’étiquette Gen-Z devient outil de récupération politique
  • Stockage de matériels de la JIRAMA à Toamasina - Le Groupe Sodiat apporte des clarifications
  • Persécutions politiques - Les collaborateurs de Rajoelina dans le viseur du régime
  • Fête de la Nativité - Pas de trêve politique
  • Administration public - Six Chefs de Région "par intérim" nommés 
  • Haute Cour Constitutionnelle - Des soi-disant démissions contestées
  • Gouvernement de la Refondation - Distribution de vivres dans le Grand Sud en fin de semaine dernière

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff