Publié dans Société

Docteur Andrianjara Charles - Le Covid-Organics et les gestes barrières se complètent

Publié le vendredi, 05 juin 2020

Le 20 avril dernier, un remède traditionnel amélioré, composé d'Artemisia et d'autres plantes médicinales endémiques, appelé Covid-Organics et développé par l'Institut malgache de recherches appliquées  (IMRA), a été lancé par le Gouvernement pour prévenir du Covid-19  et traiter les patients infectés par le virus. Le Covid-Organics est-il vraiment efficace ? Telle est la question posée à plusieurs reprises face à la hausse surprenante de nouveaux cas de contamination au coronavirus à Madagascar.

 

Dans une interview exclusive avec le docteur Andrianjara Charles, directeur général de l'IMRA, il a été précisé que la prise du CVO à titre préventif consiste à renforcer le système immunitaire. Cependant, afin de lutter efficacement contre le Covid-19, la prise du CVO doit impérativement s'accompagner de consignes préventives, notamment le port obligatoire des masques.

« L'importance de la prévention à base du Covid-Organics est la préparation de notre système immunitaire à résister aux agressions extérieures. N'étant pas un bouclier, le CVO ne repousse en aucun cas la pénétration du coronavirus à travers le nez et la bouche, par le biais de gouttelettes respiratoires expulsées par le nez ou par la bouche lorsqu'une personne malade tousse, éternue ou parle. Ainsi, une fois que le coronavirus atteint ces portes d'entrée

favorites, minimes soient-elles, les analyses en laboratoire le détecteront sans aucun doute. Néanmoins, le CVO va ralentir la réplication du virus au sein de l'organisme, et cela grâce aux énergies emmagasinées par l'organisme suite à la prise du " tambavy " respectant le dosage recommandé. Si votre charge virale est inférieure, c'est-à-dire une très faible quantité dudit virus, ce dernier pourra disparaître progressivement de votre organisme. Dans le cas où le coronavirus persiste à se répliquer, le Covid-Organics limite les formes symptomatiques graves », explique ce scientifique.

Cette décoction à base de plantes traditionnelles traite efficacement les patients du Covid-19 en éliminant le virus avec un double dosage. « Comme tout type de traitement, tous les patients ne répondent pas positivement. La plupart d'entre eux trouvent la guérison en un rien de temps en éliminant le virus, tandis que quelques-uns le développent pendant un certain temps mais sans parvenir au stade avancé. C'est ainsi que nous n'enregistrons pas beaucoup de formes graves. Cela prouve ainsi l'efficacité du CVO », a-t-il souligné.

En outre, suivant une étude réalisée par l'IMRA, seule une personne sur 100 éprouve des effets indésirables en ayant pris ce « tambavy », entre autres la diarrhée ou un trouble du transit sous forme de mouvement intestinal accéléré. Ce remède donne également faim compte tenu du métabolisme, d'autant plus que l'énergie doit être apportée par l'alimentation.

K.R.

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  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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