Publié dans Société

Antananarivo Renivohitra - 37 incendies enregistrés en deux mois

Publié le dimanche, 21 juin 2020


Branchement  illicite et négligence. Telles sont, en général, les principales causes des incendies qui ont lieu, ces derniers temps, dans la ville d’Antananarivo. D’après le service des sapeurs-pompiers de Tsaralalàna, 37 incendies ont été enregistrés dans deux mois seulement dans la Commune urbaine d’Antananarivo, avec 2 morts à Avaratr’Ankatso. Le mois de mai, 20 incendies ont été recensés jusqu’au 17 juin, c'est-à-dire un incendie par jour.
D’après la constatation, au moins un tiers des accidents sont provoqués par des branchements illicites. Vient ensuite, la négligence comme une bougie non éteinte, sinon un feu de cuisson. A cela s’ajoute la promiscuité, faute d’un plan d’urbanisme, donc d’une absence d’issue de secours. D’ailleurs, concernant les feux domestiques, bon nombre des propriétaires ne sont pas à la maison durant l’incendie, ce qui rend difficile l’opération de sauvetage. Par conséquent, les pompiers ou même les voisins sont contraints de trouver d’autres issues pour entrer à l’intérieur du domicile, comme forcer la porte ou détruire les toits. Et cela engendre un autre dégât et le retard de l’opération.
Face à cette situation, chacun doit être vigilant, notamment en cette période d’hiver qui est favorable à la propagation des feux. D’une part, le temps est sec et de l’autre, le vent souffle fort. Presque tous les ans et dans cette même période, les quartiers défavorisés situés sur la plaine de l’Ouest d’Antananarivo sont souvent le théâtre de ce genre de sinistres aux conséquences fâcheuses pour leurs habitants.
En rappel, en début de ce mois, au moins 15 maisonnettes en bois sont parties en  fumée dans le Fokontany de Manarintsoa- Isotry. Tandis qu’en une semaine seulement, 4 incendies ont été répertoriés à Besarety, Antsahakely, Betongolo et Mahavoky. Ces habitations sont toutes des constructions en bois.
Anatra R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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