Publié dans Société

Insécurité à Morondava - Un expatrié français tombe sous les balles des agresseurs

Publié le vendredi, 02 septembre 2022

Alors qu’un Français de 75 ans, résidant d’Ambositra, fut récemment tué, voilà qu’un autre venait également de payer de sa vie, toujours à cause de l’insécurité à Ankijabe Bemanonga Morondava, tôt hier matin. La victime qui répondait au nom d’Agopian Patrick Joseph, 67 ans, fut le directeur d’une petite entreprise, la PSAM SARL. La victime aurait vécu avec sa compagne malagasy.

Les assaillants, une soixantaine, selon la Police, n’ont pas hésité à ouvrir le feu sur la victime qui était alors sans défense. En effet, le sexagénaire a reçu une balle dans la tête et le ventre. Transporté d’urgence dans un centre de soins de la région, le Français n’a pas tenu le coup, et a donc finalement succombé des suites de ses blessures. C’est du moins le triste résultat de cet assaut barbare mené par cette meute de brigands équipés d’armes hétéroclites et qui ont surtout aussi fait main basse sur les cheptels bovin et caprin de la ferme appartenant à la victime. 

Cependant, le sexagénaire n’a pas voulu se laisser faire, du moins au moment de l’irruption des agresseurs chez lui. Il a bravé la mort pour se défendre et défendre ses biens. Aidé par des membres de l’autodéfense villageoise ou Zama, le patron d’entreprise a alors échangé quelques tirs avec les assaillants. Puisque ces derniers étaient en supériorité numérique écrasante, le bref mais violente escarmouche a eu donc finalement raison de l’expatrié, mais aussi d’un élément de l’autodéfense, tous deux ayant été tous mortellement touchés. « Une fois que les agresseurs débarquèrent dans la maison, ils ont réclamé les économies et les téléphones », rapporte une source. Côté assaillants, ils ont perdu aussi un homme dans leurs rangs, faisant au total 3 morts au cours de la fusillade. La mort de ce bandit s’expliquait par l’acharnement du Fokonolona de contrecarrer l’assaut, mais aussi pour venir en aide au Français. Par ailleurs, les bandits de grand chemin ou « dahalo », à l’issue de leur raid, ont emmené 150 zébus dans leur fuite. 

Actuellement, la Police et la Gendarmerie participent activement dans les recherches afin de mettre la main sur les auteurs de ces actes barbares. Dire qu’on n’a toujours réussi à retrouver les traces des assassins de Bernard Robert, cet autre Français très connu des habitants pour ses actions sociales, et que des bandits ont lâchement tué il y a à peine quelques jours de cela à Ambositra.

Franck R.

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Editorial

  • En pis !
    On s’attend au pire. La pluie tarde à tomber. Pour des raisons qui échappent au commun des mortels, « madame » boude. Jusqu’à hier tard dans la nuit, elle n’a pu arroser les sols ici-bas ni verser ce bien trop précieux devenu si rare ces derniers temps. De mémoire d’homme, un septuagénaire, soixante-seize ans pour être précis a déclaré qu’il ne se souvient point d’avoir vécu un janvier sec du moins en ce début du premier mois de l’année. Naturellement et habituellement voire climatiquement parlant, le premier des douze de l’année, censé être la période où la pluviométrie accuse une densité la plus élevée, subit une sécheresse troublante. C’est en principe le mois le plus humide de l’année.

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