Publié dans Société

Eglise Jesosy Mamonjy - La hache de guerre déterrée

Publié le dimanche, 23 juillet 2023

Après un silence radio pendant plusieurs mois, l'affrontement entre les parties adverses de l'église Jesosy Mamonjy refait surface. Et cette fois-ci, toutes les Régions sont en ébullition. Après l'église Tsarahonenana, les fermetures se sont suivies à Brickaville, Ambanja. Actuellement, la menace plane à Ambositra. Une décision qui n'est pas conforme aux doctrines de l'église, selon des fidèles. Hier, certains parmi ces derniers, issus de l'église Jesosy Mamonjy 67 Ha, appuyés par leurs pairs venant de Fianarantsoa, Mahajanga, Amoron'i Mania, Analanjirofo ont porté des banderoles devant le portail de l'église située à Ankorondrano. 

« Nous sommes récemment restés dans le silence durant la célébration du 60ème anniversaire de l'église Jesosy Mamonjy, et ce malgré le fait que nous ayons obtenu gain de cause, puisque le Tribunal a ordonné la suspension de tous les mouvements de contestation. Mais avec la fermeture des églises, nous ne pouvons plus nous taire. Ils menacent les fidèles et les pasteurs avec de gros bras », soutient un pasteur. Les manifestants revendiquent l'ouverture des églises, la démission des membres du Conseil d’administration (CA), l'annulation des affectations. Ils affirment que leur mouvement n’en est qu’à son début. De ce fait, ils ne cesseront pas ce mouvement tant que leur situation n’est pas réglée. Ils ont aussi dénoncé la politisation de l'église et pointe de doigt un parlementaire. 

Les Forces de l'ordre sont venues sur place. Le motif de la fermeture serait le même pour toutes les églises. Certains fidèles ne reconnaissent pas le nouveau CA dirigé par le pasteur Raymond Randrianatoandro. Ce dernier est accusé de vouloir installer son équipe dans tout Madagascar. Les fidèles ont effectué une opposition et des gros bras ont fait forcing pour entrer dans l'enceinte de l'église. Un affrontement est né et s'est terminé avec le scellage des portails de l'église. Cependant, d'après eux, l'affaire concernant l'élection du membre du Conseil d'administration traîne encore en Justice, d'autant plus que l'église ne dispose pas encore d’un Bureau du collège de pasteur (BCP) qui se charge de l'affectation des pasteurs. Depuis le début du mois de juillet, plusieurs fidèles des églises Jesosy Mamonjy situées dans les autres Régions ont effectué des déclarations. Ils condamnent la déstabilisation au niveau de leur église ainsi qu'un forcing sur l'affectation des pasteurs. Pour rappel, l'affectation a été toujours une source des affrontements au niveau de cette église, et ce depuis bien longtemps. 

 

Anatra R.

Fil infos

  • La Vérité devient hebdomadaire
  • Refondation - Le chef de l’État reconnaît une guerre intestine
  • Grève surprise à l’Hôtel Carlton - Les salariés dénoncent une « mise au chômage technique » sans préavis
  • Université d’Antananarivo - Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa
  • Mpox - Madagascar sous surveillance sanitaire de ses îles voisines
  • Polyclinique Ilafy - Des mesures temporaires évoquées par le gouvernement pour les patients dialysés
  • Prime à la HCC - Le ministère de l’Économie et des Finances clarifie
  • Haute Cour constitutionnelle - Les primes de la honte 
  • Message du nouvel an - « C’est en mon âme et conscience que j’ai fait le choix de m’écarter » dixit Rajoelina 
  • Pillage au port de Toamasina - 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés

La Une

Pub droite 1

Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

A bout portant

AutoDiff