Publié dans Société

Rénovation des plaques de rue - Honorer les personnalités historiques malagasy

Publié le mardi, 08 août 2023

Deux plaques de rue ont été rénovées à Antananarivo. Il s’agit de celle mentionnant la rue d'Arsène Ramahazomanana sise à Antsakaviro et celle d'Andrianaivoravelona Josefa qui indique le quartier d’Ampasanisadoda.

Cette rénovation a été accomplie afin que les noms de ces illustres personnages traversent les générations et que leurs réalisations envers la Nation ne soient pas jetées dans les oubliettes. Cette initiative a été réalisée en présence des représentants de leur famille et du personnel de la Commune urbaine d'Antananarivo (CUA).

Il a été évoqué lors d’un bref discours que « la rénovation des plaques de rue dédiées à ces deux illustres personnalités est un hommage rendu à leur contribution significative à l'histoire et la culture de Madagascar. Par ailleurs, cet acte symbolique vise à préserver leur mémoire et à rappeler l’héritage qu’ils ont laissé aux générations actuelles et futures ».

Effectivement, la présence des plaques de rue, outre leur rénovation, est une façon de préserver et de se remémorer de l’histoire. « Il s’agit d’un témoignage du respect et de la reconnaissance envers deux personnalités emblématiques de l'histoire de Madagascar ». 

En réalité, la préservation du patrimoine contribue à maintenir vivante la mémoire de ces hommes qui ont laissé une empreinte indélébile sur le pays et ses habitants. La reconnaissance et la mise en valeur des personnalités qui ont joué des rôles cruciaux dans le développement de Madagascar sont essentielles afin de forger une identité nationale forte et inspirante.

La rénovation des plaques de rue à Antsakaviro et Ampasanisadoda est bien plus qu'une simple restauration matérielle. Ce geste patriotique nous rappelle l'importance de préserver notre héritage culturel et historique afin de construire un avenir fort et certain.

Qui sont Arsène Ramahazomanana et Andrianaivoravelona Josefa ?

Arsène Ramahazomanana était une figure marquante de l'histoire de Madagascar. Né le 24 juin 1911, il était à la fois un journaliste, un homme politique et le fondateur de plusieurs journaux de renom tels que « Fahaleovan-tena », « Gazetin'ny Malagasy » et « Malagasy Vaovao ». Son engagement en faveur de l'indépendance de Madagascar a été remarquable. En particulier, il avait joué un rôle clé dans le retour au pays de politiciens exilés en France, notamment Ravoahangy, Raseta et Rabemananjara. De plus, il avait occupé le poste de conseiller municipal dans la ville d'Antananarivo, ce qui contribuait activement au développement de la Capitale. Cet homme célèbre est décédé le 6 août 1960 à la suite d’une maladie, un empoisonnement selon les dires de certains.

Andrianaivoravelona Josefa, quant à lui, était un homme aux multiples talents. Né à Ambohitromby le 1er janvier 1835, il était à la fois poète, auteur-compositeur, pasteur et chapelain de la reine Ranavalona III. Andrianaivoravelona Josefa était également un dirigeant important de l'église protestante d'Ambonin'Ampamarinana. D’ailleurs, il était l'auteur de nombreuses chansons extraites du recueil des cantiques chrétiens FFPM (« Fandraisam-bahiny Fampandrosoana ny Protestantisme Malagasy »). Son héritage musical et spirituel continue d'inspirer de nombreuses générations. Il avait aussi participé activement à la correction de la bible malagasy. Il est décédé en 1897 durant son exil à l’île de La Réunion.

 

Nikki Razaf

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  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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