Publié dans Société

Kidnapping à Ankazobe - 6 militaires et 3 gendarmes à Tsiafahy

Publié le jeudi, 21 décembre 2023



Déférées tout au long de la journée du mercredi dernier, les 16 personnes, des civils mais aussi 9 membres des Forces, ont eu à répondre de leurs actes devant le procureur d'Ankazobe à propos des accusations qui pesaient sur elles à propos de cette série d'enlèvements, lesquels ont stigmatisé les habitants d'Ankazobe au cours de ces deux derniers mois. Une partie des suspects avaient été arrêtés s'ils n'ont pas été éliminés, bien avant le reste ne leur emboîte le pas. Leurs auditions s'étaient prolongées jusqu’au petit matin, hier. Au terme de ces longs interrogatoires, le Parquet du Tribunal de première instance d'Ankazobe a décidé de placer sous mandat de dépôt les six militaires ainsi que les trois gendarmes impliqués dans l'affaire à la maison de force à Tsiafahy. Ces derniers seraient notamment les pourvoyeurs en munitions des ravisseurs. Ces bandits ont reçu des premiers 64 balles de calibre 7,62 mm, donc utilisées sur des fusils kalachnikov.
Par ailleurs, deux maires de Communes rurales sises à Ankazobe et deux civils ont été incarcérés provisoirement à la prison de cette même ville d'Ankazobe pour complicité. Enfin, 3 autres civils ont été placés sous contrôle judiciaire.
Dans l'attente des prochaines comparutions des incriminés, mais dont aucune date n'a été encore avancée, on peut dire que l'étau s'est, du coup, resserré autour du réseau. A preuve, il ne reste plus actuellement que deux otages entre les mains de ces ravisseurs, c'est-à-dire les autres bandits, qui ont pu encore échapper à ces coups de filet des Forces de défense et de sécurité. Ces Forces sont maintenant en train d'intensifier les recherches pour retrouver les traces des victimes, mais naturellement aussi de leurs geôliers.
D'ores et déjà, une lueur d'espoir afin que ces gendarmes et ces militaires parviennent à leur but, pointe à l'horizon. Selon une information de la Gendarmerie, les ravisseurs auraient été identifiés. "Il n'est plus qu'une question de temps pour que nous puissions mettre la main dessus", commente une source auprès de l'EMMOFAR à propos de ces bandits qui séquestrent encore les deux victimes.

Pour revenir justement au développement inouï de l'enquête, et pour que ces gendarmes et autres militaires engagés dans l'opération aient pu parvenir à ce résultat, il faut dire qu'ils ont obtenu des renforts spécialement dépêchés de la Capitale. L'engagement de ces renforts sur le terrain, à Ankazobe, a permis d'accentuer à la fois le rythme de leur action sur le théâtre de l'opération mais aussi la pression pour que les membres du réseau aient pu être démasqués les uns après les autres en un laps de temps assez réduit.

Et preuve à ce succès, la situation se normalise progressivement pour que les habitants puissent vaquer à leurs occupations quotidiennes à Ankazobe. D'ailleurs, on peut dire que c'est un pari gagné ou presque pour le commandant de la Gendarmerie, le Général Andry Rakotondrazaka, qui a juré de mettre la main sur les incriminés dans l'affaire, et ce, morts ou vifs. Une déclaration qu'il a officiellement faite à Ankazobe, il y a à peine une semaine de cela.

Franck R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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