Publié dans Société

QCSTAR - La grosse arnaque de l’année !

Publié le vendredi, 29 décembre 2023

Et rebelote ! Des centaines d’adhérents sans le sou du jour au lendemain. QCSTAR a été sans nul doute, la grosse arnaque de l’année 2023 concernant les business en ligne. Dans la lignée des Antares, Macropauline, une fois encore, les Malagasy ont été victimes de la quête de l’argent facile. A l’annonce par la Circonscription de la Gendarmerie nationale (CIRGN) de la nouvelle d’une manière officielle, nombre de QCSTARiens sont tombés dans le panneau, provoquant la publication de gags « mèmes » en tout genre sur les réseaux sociaux, mais également l’indignation de certains.

Il est à noter que des traders sérieux ont déjà prévenu de la non-fiabilité de ce nouveau business, à l’instar de Maminiaina Andriamialiarivo. Celui-ci a senti le coup fourré et s’est très vite écarté. 

« QCSTAR opère sur un modèle de marketing multi-niveaux (MLM), comparable à d'autres plateformes comme Antares en 2021 et Macropoline en 2022. Le système fonctionne avec différents types de robots, allant de 120.000 ariary à 3 millions d'ariary. Plus le prix du robot est élevé, plus les gains sont importants ». Les utilisateurs sont assistés et guidés depuis la création du compte jusqu'à son utilisation, avec des assurances de légitimité fournies par des preuves de longévité de la plateforme. Pourtant, quand on entre dans un système de recrutement, la structure est vouée à l’effondrement dès que le quota maximum est atteint.

Quid des poursuites judiciaires ?

Les initiateurs de ce projet à Madagascar sont tous connus. Ils ont même fait des interventions sur les ondes radiophoniques, mais également à la télévision afin d’expliquer et de rassurer ceux qui veulent investir sur QSTAR. Actuellement, du côté de la Police, et plus précisément de la cybercriminalité, c’est la grande muette. En phase d’enquête ou pas ? Aucune indication ni de bribes d’information n’a été relevé jusqu’ici. Les comptes Facebook de nombreux membres-fondateurs ont aussi disparu. En outre, la majorité des publications et des photos incitant à rejoindre l’arnaque ont été effacés. Cette situation inquiète. Nombreux sont ceux qui se demandent de la légitimité des plateformes de trading en ligne utilisant des systèmes multi-niveaux. 

« Pour les victimes, il y a peu de chances qu’ils obtiennent réparation. Les textes sont encore flous, même à l’étranger concernant ce genre d’arnaque en ligne. Il y a également la difficulté à tracer l’argent », selon une source qui a tenu à garder l’anonymat.

La prudence est de mise 

Ce genre d’escroquerie risque fort de réapparaitre plus tard quand la poussière sera retombée. En effet, le manque d’éducation, l’appât de l’argent facile et la mémoire courte aident les arnaqueurs à monter un nouveau « QCSTAR » dans une autre forme. Grâce à des promesses de richesse spontanée et le contexte de la 

pauvreté à Madagascar, les belles paroles ajoutées à des démonstrations plus que convaincantes feront plonger les ignorants dans une nouvelle combine de type « pyramide de Ponzi ». Dans ce dernier, les investisseurs sont incités à investir de l’argent en promettant des rendements élevés. Mais dans les faits, les rendements sont financés par les fonds apportés par les nouveaux investisseurs, et non par les bénéfices réels de l’entreprise. En bref, ce sont les nouveaux membres qui payent les anciens membres. Quand le système s’effondre, ce sont les derniers arrivants qui sont ruinés et non les recruteurs. Ces derniers ont déjà remboursé leur adhésion et ont commencé à gagner de l’argent.

Espérons que cette dernière expérience a fait prendre conscience aux Malagasy le fait que quand un business est quasi gratuit avec d’énormes promesses de revenus, c’est louche. Il faut ainsi adopter le célèbre slogan « Si c'est gratuit, c'est que vous êtes le produit ».

 

Nikki Razaf

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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